Un samedi comme on en voudrait plus souvent…
15h30 passées de quelques minutes. Lentement le public prend place en face de la scène improvisée pour l’occasion.
Les derniers ajustements se font dans une ambiance bon enfant. Le calme avant la tempête. Un accordéoniste, un batteur et un contrebassiste, voici le line-up de ce groupe peu commun venu présenter ses compositions tout aussi singulières. Dès les premières notes, nous voilà plongés dans un univers unique et rêveur. Funeste tango bercé de psychédélisme, la musique de Radikal Satan tient autant de Piazzolla que de Pink Floyd, elle envoûte, enivre et transporte. Bien que savamment construite, elle n’en reste pas moins fragile et brute. Pas le temps de sortir de sa léthargie, les morceaux s’enchaînent sans perdre de leur attrait et de leur douce fureur : la contrebasse claque, l’accordéon déverse ses lignes mélodiques lancinantes pendant que la batterie, discrète, impose son rythme. Une bonne demie heure plus tard, le public sort lentement de son coma musical en essayant vainement de comprendre d’où il revient. Y a pas à dire, Radikal Satan ça vous fait des vacances à nulle autre comparables et pour pas cher en plus !
Une bonne excuse pour se replonger dans l’écoute de leurs albums enivrants à l’envi. [retour]
Michael Avenia