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AGENDA CONCERTS DE JUIN 2007

 

UNE EXPOSITION...


Jusqu'au dimanche 24/06 – Paris (F) – Cité de la Musique
exposition "Re Play"
CHRISTIAN MARCLAY (Etats-Unis)

225 avenue Jean Jaurès – 75019 Paris – 3.40 / 7 EUR
> http://www.cite-musique.fr/francais/accueil.html

(Né en 1955 en Californie. Études artistiques à Genève et Boston. Vit et travaille à New-York)
Christian Marclay s’est lié aux musiques par une multitude de sillons siphonnés. Autant par le son jaillissant des plaques gravées, que par le toucher et l’image du disque en rotation. Cet amateur décide d’intervenir dans ce qui le fascine : il modifiera les musiques enregistrées en y portant la main avec un souci constant de l’élégance visuelle. Platiniste et plasticien. Une de ses premières performances sera d’improviser en triturant des microsillons la platine portée et gestualisée à la Hendrix. "Gestures" (1999), 4 plans fixes sur platines et les mains de l’opérateur qui altèrent le cours normal du disque, griffent, détournent, collent, trouent, décentrent, bombent, dessinent, découpent. C’est beau comme quatre toiles dada douées de vie, c’est un commentaire puissant et allumé à même le médium musical. Un alphabet scractch à l’esthétique élaborée.
La musique et le son relèvent aussi du monde de l’image et c’est ce que montre Marclay dans deux redoutables chambres noires où se croisent les cinémas: vous en ressortez ni les yeux ni les oreilles indemnes. "Cross Fire" (2007) est un phénoménal tir groupé dont le visiteur est le serial victim. Tous les flingues imaginables du cinéma hollywoodien en ronde infernale. L’impact visuel et sonore est tel que l’on se sent devenir passoire, immatériel, jusqu’à entendre pétoires et détonations jouer un long solo de batterie fantasque, dans l’au-delà. "Video Quartet" (2002) est un écran de 12 mètres structuré en quatre volets; sur chaque partie, des scènes de musiciens au cinéma, ou des scènes de silences parlants, de bruits cinématographiques. Le tout s’agence avec une ingéniosité jouissive, les images se répondent, se commentent, se mélangent, les rythmes visuels et musicaux composent une partition distincte haletante. Impossible d’épuiser l’impression magique en un seul visionnement. "Guitar Drag" est la vidéo d’une performance in situ particulièrement poignante: là où un africain-américain a été lynché, traîné derrière un pick-up, Christian Marclay roule avec une guitare électrique attaché à une grosse corde, raccordée aux énormes enceintes gueulantes sur la remorque, guitare progressivement réduite en épave hurlante. (Chantal Akerman a réalisé un film sur un fait similaire : "Sud" - TJ8531) C’est une des plus belles expos de musicien. C’est une des plus belles expos sur la musique et l’image. C’est une des plus profondes analyses de ce que signifie écouter et regarder, faire du son et de l’image aujourd’hui. (PH)

Discographie sélective :
Christian MARCLAY : "More Encores" - XM161D
Christian MARCLAY : "Records" - XM161C
Christian MARCLAY + Otomo YOSHIHIDE : "Moving Parts" - XM161E
Christian MARCLAY + Thurston MOORE + Lee RANALDO : "Fuck Shit Up" - UM1291
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... ET UNE DOUZAINE DE CONCERTS...



Vendredi 01/06 – 20h30 – Bruxelles – Q-O2
THOMAS ANKERSMIT (Pays-Bas) + GIUSEPPE IELASI (Italie)

167 rue de Flandre – 1000 Bruxelles
> www.q-o2.be
Rencontre entre deux musiciens parmi les plus intéressants de la scène improvisée. Tous deux ont intégré à leur pratique d’instrumentiste une dimension technologique supplémentaire, électronique ou informatique, permettant de dépasser le cadre strict du jeu soliste. Ils ont également en commun une conscience de l’espace et une volonté de prendre celui-ci en compte dans leurs performances. Giuseppe Ielasi vit à la campagne, près de Milan. Il a commencé à jouer de la guitare en 1988, et a travaillé pendant plusieurs années dans la sphère de la « musique improvisée » (en collaboration avec Alessandro Bosetti, Michel Doneda, Ingar Zach, Dean Roberts...) Son travail, ces dernières années, quoi qu’utilisant toujours la guitare comme source sonore première, intègre de plus en plus un dispositif électronique afin de traiter et de spatialiser le son [voir portrait de Giuseppe Ielasi]. Thomas Ankersmit est un musicien et artiste basé à Berlin et Amsterdam. Plus influencé par une certaine scène expérimentale et électroacoustique que par le jazz, auquel son instrument est irrémédiablement associé, Ankersmit se focalise sur les timbres extrêmes du saxophone. Sa musique électronique est construite à partir d'essaims de micro-évènements électromécaniques avec un sens aiguisé pour le détail et l'intensité. On a déjà pu apprécier leur collaboration lors du dernier festival K-raa-k³, en mars passé [cf. chronique du festival] (BD)

Discographie sélective :
Giuseppe IELASI : "Plans" - UI1039
Giuseppe IELASI : "Gesine" - UI1042
Giuseppe IELASI : "ielasi" - UI1044 [en cours d'acquisition]
Giuseppe IEALSI + Dean ROBERTS : "Be Mine Tonight" - XR685H
Giuseppe IELASI et Thomas ANKERSMIT [chacun de son côté, pas en duo] : compilation "Intransitive 23" - X 443U
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Samedi 02/06 – 22h – Bruxelles – Cinéma Nova
NOISE HIPPIES AGAINST ALL WARS (Etats-Unis) [films et live soundtrack]
3 rue d'Arenberg – 1000 Bruxelles – 3.5 / 5 EUR
> www.nova-cinema.org

Que vient faire un programme de courts métrages de cinéma - même de cinéma dit "expérimental" - au sein d'un agenda musical? Par sa composition et le modus operandi de sa rencontre avec le public, la sélection "Last Refuge For All Senses" compilée par le cinéaste et programmateur Ben Russell a autant à voir (donc à entendre) avec les tympans qu'avec les rétines des-dits spectateurs. Pas juste parce qu'une partie de la séance prendra la forme d'un live soundtrack au cours de laquelle Joseph Grimm (le frère de la jeune barde acoustique Larkin Grimm) dotera d'une bande-son l'un ou l'autre film muet de la sélection… Mais aussi, parce que, comme les films qu'ils proposent, les deux artistes itinérants de la tournée "Noise Hippies Against All Wars" sont issus du riche terreau de la très sonore scène underground de Providence, Rhode Island. Ils habitent les mêmes lieux, occupent et ramènent à la vie les mêmes bâtiments industriels en déshérence (Fort Thunder, The Dirt Palace, The Pink Rabbit… ), rêvent, se battent, inventent et créent coude à coude avec les musiciens qui ont enregistré les bandes-sons des films présentées ici. On citera p.ex. "L'Eye", un film de Xander Marro sonorisé par Carly Ptak de Nautical Almanac, duo de "broken electronics" sur Load Records ou "Black And White Trypps Number Three" de Ben Russel qui, en filmant le public au cours d'une performance du tempétueux duo basse/batterie Lightning Bolt, enregistre la transformation d'un concert rock en expérience de transe quasi-tribale… Préférant le contact manuel avec la pellicule au travail informatique sur l'image vidéo digitale, ces artisans-cinéastes partagent avec leurs camarades marionnettistes, sérigraphes, activistes ou musiciens une éthique du D.I.Y (Do it yourself) qui leur permet au jour le jour de ne pas se laisser abattre par le virus de la résignation véhiculé par la société marchande qui les assiège. (PhD) 
> www.magiclanterncinema.com/noisetour.htm

Discographie et filmographie sélectives :
- LIGHTNING BOLT : "Power Of Salad And Milkshakes" - XL467Z [DVD]
- LIGHTNING BOLT : "Ride The Skies" - XL467N
- LIGHTNING BOLT : "Wonderful Rainbow" - XL467Y
- NAUTICAL ALMANAC : "Rooting For The Microbes" - XN154C
- NAUTICAL ALMANAK / MEERK PUFFY : "Tour 2000" - XN153Z
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Mercredi 06/06 – 22h – Bruxelles (Ixelles) – Théâtre Molière
"IDA E VOLTA" [= UXIA + GUADI GALEGO + VERONICA CODESAL] (Galice) – AD COMINOTTO + MARIE-LAURE BERAUD + BART DOCKX (Belgique)
3 square du Bastion - 1050 Bruxelles – 7 / 12 EUR
> www.muziekpublique.be

Ida e Volta, c’est l’idée de rassembler, sous cette image de l’aller et du retour, trois chanteuses galiciennes dont les voix ont parcouru plus d’une piste allant d’une certaine tradition à une évidente recherche d’implication et d’originalité. Veronica Codesal n’est plus à présenter, elle est la plus belge des Galiciennes et évolue au sein de Ialma mais aussi du très médiatisé Urban Trad. Uxia Sennle est plus simplement connue sous le nom d’Uxia; elle a une discographie intéressante et une démarche personnelle qui mérite le détour. Quant à Guadi Galego on la connaît surtout pour sa participation au groupe Berrogüetto. Les trois dames vont se partager la scène du Molière avec des musiciens bien de chez nous: Didier Laloy, Pascal Chardome et Osvaldo Hernandez. En première partie, Ad Cominotto (accordéoniste de pas mal de disques d'Arno, Bashung, des Charts… ) invite Marie-Laure Béraud et Bert Dockx pour une balade en chansons et accordéon. (EB)
> www.ialma.be
> www.myspace.com/espidogaliza
> www.myspace.com/berroguetto

Discographie sélective :
- BERROGÜETTO : "Hepta" - MO4441
- BERROGÜETTO : "Navicularia" - MO4440
- BERROGÜETTO : "Viaxe por urticaria" - MO5153
- BERROGÜETTO : "10.0" - MO4443
- UXIA : "Entre cidades" - MO4720
- UXIA : "Estou vivindo no ceo" - MO4721
- UXIA : "Foliada de marzo" - MO4722
- ALMA : "Palabras darei" - MO4565
- ALMA : "Marmuladas" - MO4566
- IALMA : "Nova era" - MO4567
- Ad COMINOTTO : "La Sicilia" - YS3395
- Marie-Laure BERAUD: "Elle" - NB2232
- Marie-Laure BERAUD: "Turbigo" - NB2231
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Mercredi 06/06 – 20h – Bruxelles – Ancienne Belgique
FENNESZ & MIKE PATTON (Autriche – Etats-Unis)

110 Boulevard Anspach – 1000 Bruxelles – 20 / 23 EUR
> www.abconcerts.be

Le mariage de la carpe et du lapin que ce concert pourrait-on se dire, tant les tempéraments musicaux de ces deux-là paraissent diverger. Revenu rapidement de l’hyper-starification qu’il aura connu au début des années nonante au sein de son groupe metal fusion Faith No More, Mike Patton n’a depuis lors eu de cesse de se trouver une multitude d’exutoires à son hyperactivité. Entrepreneur avec son label Ipecap et fondateur d’une myriade de groupes (Mr Bungle, Fantômas, Peeping Tom, etc.), Patton a également prêté sa voix granitique et explosive à Dan the Automator, Björk, John Zorn ou encore The Melvins. Inutile d’ajouter qu’il constitue l’une des personnalités les plus véhémentes de la scène rock.
De l’autre côté, Fennesz, laptoper autrichien qui explore depuis ses débuts en solo les affinités entre bruit, grain et pop. Sa carrière illustre bien ses intentions musicales bicéphales: des débuts comme guitariste au sein de Maische, un groupe rock expérimental, suivi de sa participation, au milieu des années nonante, aux activités du label électronique radical Mego. Mais, des ses premières productions (comme "Hotel Paral.lel" et "Instrument") il se distingue de ses confrères par son lyrisme, dissimulé derrières les explosions digitales et un bruitisme baroque. Enfin, un pas crucial sera franchi en 2001 avec l'inoubliable "Endless Summer", dont le titre, en référence à une compilation seventies des Beach Boys pose explicitement les base de son manifeste: incorporer le souffle chaud des mélodies et des harmonies dans la matière même de ses granuleuses sculptures sonores mais sans chercher à supplanter ces dernières.
ll ne reste plus à ces deux compères d’un soir de se trouver des points d’attaches réciproques, entre les massages sonores, chauds et mélancoliques de l’un et l’inépuisable vitalité de l’autre pour que cette rencontre puisse s’annoncer sous les meilleures auspices. (JDN)

Discographie sélective :
- Christian FENNESZ : "Field Recordings 1995:2002" - XF261H
- Christian FENNESZ : "Endless Summer" - XF2610
- FENN’O BERG : "Magic Sound of Fenn’O Berg" - XF261L
- Mike PATTON : "Adult Theme For Voice" - UP2710
- MR BUNGLE : "California" - XM912Z
- KAADA : "Romances" - XK003A
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du Jeudi 07/06 au Dimanche 10/06 – Paris (F) – divers lieux autour de La Villette
festival "Villette sonique"
avec e.a. SHIT AND SHINE – NURSE WITH WOUND – JAMIE LIDELL (Angleterre) -  FIRST NATION (Etats-Unis) – BERNARD PARMEGIANI – PASCAL COMELADE (France) – MÚM (Islande) – JENS LEKMAN (Suède) – PONI (Belgique – Islande - Nouvelle-Zélande) – etc…

Parc de La Villette / La Géode / Le Trabendo / Cabaret sauvage - GRATUIT en plein air // 7.5 à 18 EUR en salles
> www.villettesonique.com [cf. programme complet et précis]

Sous la bannière "Idéal Vacarme" - dont on peut se demander si elle avait été pensée et préméditée sous l'angle politique que prend nécessairement ce slogan dans la France en pantoufles (et en chaussures de jogging) d'après le 6 mai - ce jeune festival propose, dans un cadre géographique resserré (le quartier de La Villette au nord de Paris), un panorama assez éclectique, et plutôt bien choisi, d'une série de musiques qu'on commencera par qualifier d'expérimentales. Pour se faire comprendre et ne pas alourdir encore une première phrase déjà bien longue. Expérimentales? Soit… Expérimentales comme une attitude, comme une disposition dans l'acte de création et d'expression, plutôt qu'expérimental comme un style ou une étiquette, un tiroir ou un mouroir. D'où l'éclectisme: des musiques poids-plumes (les harmonies fragiles de First Nation, la pop raffinée de Jens Lekman…), des musiques poids-plomb (le pilonnage percussif de Shit And Shine…), des vieux maîtres (Bernard Parmegiani, tête-chercheuse électro-acoustique), de jeunes pousses, de la musique pour danser, des bandes-sons pour rêver… Quelques-uns des musiciens programmés jouent aussi à Gand ou à Bruxelles [cf. ailleurs sur cette page]; parmi les autres, on insistera surtout sur les tonitruants Shit & Shine, auteurs de deux albums radicalement complémentaires: le monolithique "Ladybird" – un morceau unique pour quarante-cinq minutes de rock bruyant et stagnant, de lambeaux de mélodies et d'incantations gutturales accrochées à une colonne vertébrale rythmique de quatre batteries et deux basses - et le fragmenté "Jealous Of Shit And Shine" – vingt-six morceaux éclatés, entre quelques dizaines de secondes et quelques minutes, presque calmes ou franchement décapants, difficiles à catégoriser – libres, en tout cas. Les concerts pas-si-fréquents-que-ça du projet (sans doute la lourdeur logistique de la multiplication des batteurs et des batteries) sont des moments privilégiés d'un nouveau rituel urbain et électrique. (PhD)

Discographie sélective :
- SHIT AND SHINE : "Ladybird" - XS304M
- SHIT AND SHINE : "Jealous Of Shit And Shine" - XS304N
- FIRST NATION : "First Nation" - XF385W
- Jens LEKMAN : "Oh You're So Silent, Jens" - XL320B
- Bernard PARMEGIANI : "la Mémoire des sons" - FP1504
- Bernard PARMEGIANI : "L'œil écoute" - FP1526
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du Jeudi 07/06 au Dimanche 10/06 – Mulhouse (F) – diverses salles
festival "Neia Musik"
avec e.a. METAMKINE (France) – NORBERT MÖSLANG solo (Suisse) – AXEL DÖRNER (Allemagne) – SAFETY SCISSORS (Angleterre) – etc…

La Filature / Le Noumatrouff / Espace Gantner – Mulhouse – GRATUIT à 5 / 10 EUR
> www.neia.fr [cf. programme complet et précis]

Première édition de ce festival qui propose quatre jours de musique, organisé à Mulhouse, en parallèle avec une série d’ expositions d'art contemporain. Un festival qui a pour volonté de plonger son public dans des univers sonores très divers et d’aller flâner parmi la jeune création européenne (lors de la foire d’art "Mulhouse007"). Quatre jours d'un "choc des cultures" positif et fertile, un appel d'air dans un monde toujours plus formaté et cloisonné. On y croisera autant des pionniers de la musique improvisée comme John Tilbury que des représentants de la jeune création électronique comme Safety Scissors ou Namosh. On y verra aussi quelques uns des musiciens les plus passionnants du moment comme le basque Mattin, ici en duo avec Axel Dörner, ou le Kommando Raumschiff Zitrone (Kai Fagaschinski et Christof Kurzmann) Et comme 2007 verra l'un des piliers de ces musiques en Europe, le label et distributeur discographique Metamkine, fêter ses vingt ans, Neïa Müsik leur offre une carte blanche avec au programme des concerts, avec entre autres le Quintet Avant (rassemblement d’une partie des musiciens du label:Pallandre, Noetinger, Pichelin, Marchetti, Sassi), ou encore Norbert Möslang (ex Voice Crack, ici en solo), mais aussi des diffusions de musique concrète et un voyage dans le catalogue par les DJ's maison, avec la très belle collection "Cinéma pour l’oreille". (BD)
 
Discographies sélectives :
Norbert MÖSLANG : "Lat NC" - UM8720
Norbert MÖSLANG : "Burst Log" - UM8723
John TILBURY + Markus SCHMICKLER : "Variety" - US1490 ou XS118R
SAFETY SCISSORS : "Tainted Lunch" - XS016G
SAFETY SCISSORS : "Parts Water" - XS016J
NAMOSH : "Moccatongue" - XN050G
Angie REED [et NAMOSH] : "XYZ Frequency" - XR319V
MATTIN + Tim BARNES : "Achbal Al Atlas" - UM2520
MATTIN : "Tinnitus" - UM2523
Lionel MARCHETTI + Jérôme NOETINGER + Ralf WERCHOWSKI : [s/t] - UM1285
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Vendredi 08/06 – 20h30 – Gent – Vooruit (Balzaal)
10 jaar (k-raa-k)³, dixième anniversaire du label (k-raa-k)³
MAHER SHALAL HASH BAZ (Japon) – ES (Finlande) – SILVESTER ANFANG – DE.PORTABLES (Belgique)

23 Sint-Pietersnieuwstraat – 9000 Gent – GRATUIT !!
> www.kraak.net
> www.vooruit.be

La plupart d'entre nous ont entendu parler pour la première fois de Maher Shalal Hash Baz en 2001, lors de l'édition européenne de leur album "From A Summer To Another Summer", première sortie – et, même plus: raison d'être - du label Geographic de Stephen et Katrina des Pastels. Splendide pochette d'arbre stylisé, très belle musique. Le nom, en hébreu, plante ses racines dans la Bible, dans le livre d'Isaiah pour être précis [Is. 8,3 : "Puis je m'approchai de la prophétesse, elle conçut et enfanta un fils. Et Yahvé me dit : Donne-lui le nom de Maher-Shalal-Hash-Baz"] mais la musique vient du Japon et existait déjà depuis plus de quinze ans au moment de son arrivée sur les côtes de l'Ecosse. Depuis plus de vingt ans aujourd'hui, Tori Kudo – ancien militant révolutionnaire clandestin, puis céramiste-potier ["La poterie a un intérieur et un extérieur tout comme ma musique. Tous deux sont des arts hésitants qui montrent un conflit entre l'intérieur et l'extérieur"] et désormais témoin de Jehovah - mobilise autour de lui et se sa compagne Reiko, un collectif de musiciens et de non-musiciens à géométrie variable, entre lesquels il aime à faire tourner les instruments pour couper court à toutes velléités de technique et de virtuosité. En 1984, l'impulsion qui fit naître le projet fut la rencontre, sur un chantier, du joueur d'euphonium Hiroo Nakazaki et la découverte de leur passion commune pour les musiques de Syd Barrett et de Mayo Thompson (de Red Crayola). Des influences qui se retrouvent très présentes dans cette improbable musique de fanfare spontanée, dans les valses-boites branque ballantes et faussement fausses du collectif nippon. Comme le rendez-vous secret des susnommés Pastels et du toujours très approximatif Portsmouth Sinfonia autour de Brian Eno & co. au milieu des années septante. Pour ses disques les plus récents, c'est plutôt du côté d'Olympia et de son légendaire label K records, de Calvin Johnson (Beat Happening, Halo Benders… ), d'Arrington de Dyoniso (Old Time Relijun), de Mélanie Valéra (Tender Forever) et de Greg Saunier et Chris Cohen de Deerhoof que s'est tourné Tori Kudo pour débaucher ses mercenaires au grand cœur. Précédé à Gand e.a. par les paysages sonores, entre brumes touffues et irrésistibles percées lumineuses, du Finlandais Es (alias Sami Sänpäkkilä). (PhD)
> http://elogedelamour.blogspot.com/ [blog de Tori Kudo – en anglais]
> www.mille-feuille.fr/Modules/Interviews/Fiche/?i_id=30 [interview sur le webzine Millefeuille]
> www.escycle.com [site Es]

Interview de Dave Drriesmans co-fondateur de (k-raa-k)³

Discographie sélective :
- MAHER SHALAL HASH BAZ : "From A Summer To Another Summer" - XM067J
- MAHER SHALAL HASH BAZ : "Maher On Water" - XM067K
- MAHER SHALAL HASH BAZ : "Blues du jour" - XM067L
- MAHER SHALAL HASH BAZ / THE CURTAINS : "Make Us Two Crayons On The Floor" - X 821E
- MAHER SHALAL HASH BAZ : "L'Autre cap" - dernier disque sur K records - en cours d'acquisition
- ES : "A Love Cycle" - XE656J
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Samedi 09/06 – Gent – Vooruit (Theaterzaal)
10 jaar (k-raa-k)³, dixième anniversaire du label (k-raa-k)³

NURSE WITH WOUND (Angleterre) / DEAN ROBERTS (Nouvelle-Zélande) / JAC BERROCAL + AKI ONDA + DAN WARBURTON (France – Japon – Angleterre)
23 Sint-Pietersnieuwstraat – 9000 Gent – 14 / 18 EUR
> www.kraak.net
> www.vooruit.be

Deuxième partie du festival organisé par le label gantois (k-raa-k)³ pour l’anniversaire de ses dix ans. Une festivité dont la pièce centrale sera bien sûr le concert de Nurse With Wound, rehaussé encore par la présence de David Tibet. Outre le fait que ses apparitions publiques se comptent sur les doigts d’une seule main (et qu’elles ne sont quelquefois même pas présentées comme une performance du groupe mais bien des membres du groupe, subtile distinction symptomatique de la réputation de perfectionniste du leader Stephen Stapleton), Nurse With Wound est une réelle légende, un vrai culte. Débutant avec la musique industrielle à la fin des années septante, NWW a réussi à surfer entre les genres sans jamais réellement en adopter un seul. Composé principalement comme un projet de Steven Stapleton avec des invités réguliers (Colin Potter, David Tibet, Christoph Heemann, Diana Rogerson, etc.) ou épisodiques, le  groupe se redéfinit à chaque parution, avec pour constantes un goût pour l’improvisation free-form, ni jazz, ni rock, ni industrielle, mais un peu tout cela en même temps, et des goûts partagés pour la musique psychédélique, l’ésotérisme, le Krautrock, la littérature et l’art dadaïste et surréaliste… Autant de passions qui sont digérées et réinjectées dans la musique du groupe. Avec plus d’une trentaine d’albums à son actif, Nurse With Wound est devenu un monument incontournable de la musique expérimentale et un exemple de longévité assez rare dans ce milieu. Son indépendance farouche et son refus des catégories a été également un exemple à suivre pour plusieurs générations de musiciens.
Jac Berrocal fut il y a longtemps l’invité de Nurse With Wound pour une reprise de son étonnant Rock’n roll station, sur lequel il jouait de la roue de vélo. Il sera également présent lors de cette soirée, en compagnie d’Aki Onda et de Dan Warburton. Un trio étrange, rassemblant de très fortes et très différentes personnalités pour un concert qui s’annonce déjà surprenant.
L’affiche sera complétée par un concert de Dean Roberts, musicien néo-zélandais qui est devenu au fil du temps un chouchou du label (k-raa-k)³. Il a travaillé avec Tim Barnes, Charles Curtis, Matt Valentine, Giuseppe Ielasi, etc. Il est aussi à l’aise dans l’expérimentation et le drone que dans la chanson, attirant récemment des comparaisons avec Mark Hollis, par exemple. (BD)
> http://brainwashed.com/nww
> www.jazzmagazine.com/Musique/oreille/oreille02a.htm [interview J. Berrocal]

Interview de Dave Driesman co-fondateur de (k-raa-k)³

Discographie sélective :
- NURSE WITH WOUND : "Homotopy To Marie" - XN952F
- NURSE WITH WOUND : "Sylvia And Babs High-Thigh Companion" - XN952G
- NURSE WITH WOUND : "Chance Meeting On A Dissecting Table Of A Sewing Machine…" - XN952Q
- NURSE WITH WOUND : "Thunder Perfect Mind" - XN952R
- NURSE WITH WOUND : "Salt Marie Celeste" - XN953C
- Jac BERROCAL : "La Nuit est au courant" - UB4393
- Jac BERROCAL : "Catalogue" - UB4396
- Jac BERROCAL : "Fatal Encounters" - UB4394 [avec la version originelle de Rock 'n Roll Station]
- Aki ONDA : "Bon voyage" - XO321J
- Aki ONDA : "Improvised Music From Japan" - XO321N
- Dan WARBURTON  + Jean-Luc GUIONNET + Eric LA CASA : "métro Pré-Saint-Gervais" - UW1447
- Dean ROBERTS :  "And The Black Moth Plays The Grand Cinema" - XR685G
- Dean ROBERTS : "Be Mine Tonight" - XR685H
- THELA [groupe avec Dean ROBERTS]: "Argentina"  - XT326U - AUTISTIC DAUGHTERS : JEALOUSY AND DIAMOND - XA929J  
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Mardi 12/06 – 20h – Bruxelles (Saint-Josse) – Ateliers Mommen
FIRST NATION (Etats-Unis) – BUFFLE (Belgique)

37 rue de la Charité – 1210 Bruxelles – PRIX LIBRE ("AU CHAPEAU")
> http://ateliersmommen.collectifs.net

Au cours des derniers mois, sur ce site et dans notre mensuel gratuit "A découvert", on a souvent évoqué les pionnières du punk-dub féminin, les Slits: élection de leur premier album "Cut" (1979) au titre d'album rock du mois pour… juin 2007, annonce de leur concert à Tourcoing, chronique de leur prestation live à Brest… On aurait aussi pu relever la réapparition ponctuelle sur les planches d'un autre groupe légendaire du post-punk féminin de la fin des années septante: les Raincoats d'Ana Da Silva et Gina Birch qui jouaient le 18 mai dernier à Lyon… Mais, cette fois-ci, le lien entre une certaine actualité des concerts et ce glorieux passé encore trop méconnu (ou oublié) où les filles susnommées (et quelques complices telles que les Kleenex, Liliput, Delta 5, Essential Logic… ) inventaient un punk plus subtil, plus intelligent et plus libre que celui de leurs potes mâles sera plus complexe que celui de la simple reformation. Dans le cas qui nous occupe, entre les Raincoats et First Nation, il s'agit plutôt de relever une filiation, une communauté d'esprit, un court-circuit au-dessus de l'Océan atlantique (ou en dessous, sur les bas-fonds, là où à la fin du dix-neuvième siècle furent tirés les câbles du télégraphe) et par-delà presque trois décennies d'expressions musicales. Même s'il serait insultant de les réduire au simple statut de "filles spirituelles de… ", les trois new-yorkaises échevèlent elles-aussi une musique de la fragilité et de l'équilibre instable, toute en harmonies vocales - parfois approximatives, très souvent troublantes - posées de guingois sur des rythmiques à la fois coulantes et rudimentaires, grondements de tambours à la répétitivité ethnicisante. Leur premier album est sorti l'an dernier sur Paw Tracks le label de leurs amis Animal Collective, Ariel Pink, Black Dice ou Panda Bear et – encore une fois; une dernière fois – comme ceux de leurs aînées il y a vingt-cinq ans, leurs concerts ont régulièrement provoqué l'incompréhension des consommateurs de rock bien rodé / bien huilé. Genre: "C'est quoi ce truc ? Elles sont mignonnes, mais je ne comprends rien à leur musique… Elles ne savent pas jouer, ou quoi..???". A vous de voir, à vous de tester votre degré de fraîcheur, d'ouverture et de souplesse… En première partie, le "tchic tchac stoemp" de leurs cousins masculins et Bruxellois : Buffle. (PhD)
> www.paw-tracks.com
> www.myspace.com/firstnationlove
> www.blogotheque.net/article.php3?id_article=2530 [vidéo en plan-séquence dans l'excellente série "Un concert à emporter"]
> www.myspace.com/buffle

Discographie sélective :
- FIRST NATION : "First Nation" - XF385W
- BUFFLE : "Bumblebee" - XB916E
- BUFFLE + TOM SWEETLOVE + GARTH : "At Dictapop Festival – Woluwé - 13.03.2004" - Z00800
- THE RAINCOATS : "The Raincoats" - XR060A
- THE SLITS : "The Slits" - XS497B [LP jamais réédité en CD - disque-fétiche de Buffle]
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Mercredi 14/06 – 20h – Liège (Outremeuse)  -  Péniche InsideOut
SAMARA LUBELSKI (Etats-Unis) – Dean ROBERTS (Nouvelle-Zélande) – MADADAYO (Belgique)
Quai Van Beneden – près de la paserelle – 4020 Liège – 5 EUR
> www.insideoutclub.be

Il faut un salon de musique pour découvrir par tous les sens (les yeux et les oreilles en tête) des musiciens comme ceux-ci qui explorent leurs instruments de manière si personnelle et généreuse. L’excellente sono de l’InsideOut devrait y pourvoir. Dean Roberts ce guitariste néo-zélandais traverse les genres avec autant de finesse, de délicatesse que d’expérience dans l’usage et le comportement des instruments acoustiques, confrontés ou non à un univers électronique. Troubadour émouvant passant de l’électroacoustique au folk rock, comme cet autre poète, l’Anglais Richard Youngs, Dean Roberts sème discrètement depuis 1995 des albums à son nom et d’autres où il se dissimule sous les noms de Thela, White Winged Moth et plus récemment Tower Recordings et Autistic Daughters.
Le dernier album paru a son nom, sur Kranky en 2003 "Be Mine Tonight" est le résultat d’une rencontre avec des instrumentistes italiens entre 2000 et 2002 à Bologne. Ce sont des chansons évoluant avec la lenteur et la nonchalance d’un Mark Hollis au milieu d’un ensemble principalement acoustique arrangé avec un soin extrême pour évoquer sensiblement la portée des textes poétiques, sentimentaux, nostalgiques de Dean Roberts. (…) Samara Lubelski provient du groupe de free folk Jackie-O Motherfucker. Depuis 1994 elle a joué du violon aux côtés de God Is My Copilot, Tara Jane O’Neil (avec qui elle jouait dans Sonora Pine au milieu des années nonante), Tower Recordings (comme Dean Roberts, donc) et Fiery Furnaces pour ne citer qu’eux. Les deux albums qu’elle a sortis à son nom "The Fleeting Skies"(2004) et "Spectacular Of Passages" (2005) dévoilent des chansons acoustiques et mélodieuses, sobrement psychédéliques, aux arrangements précieux servant parfaitement la voix soyeuse de Samara Lubelski. Deux albums qui ont la tonalité d’un certain folk rock anglais des seventies, l’exquise délicatesse instrumentale et mélodique, la maîtrise de nombreux instruments au sein d’arrangements décidément fort bien ficelés. Madadayo est le projet de Henri Gonay, souvent accompagné de Pierre Papadopoulos (soit deux ex Some Tweetlove). Ils se produisent souvent ces jours-ci, mais leur brève prestation axée sur le travail de deux guitares et quelques objets, est fortement hypnotique et poétique et se renouvelle sans cesse. Lévitation assurée pour la plupart d’entre nous. (PCO)
> www.samaralubelski.com
 [Dean Roberts joue aussi à La Quarantaine à Bruxelles [Ixelles] le vendredi 08/06 et au Vooruit à Gand le samedi 09/06 – Samara Lubelski joue aussi à la Ferme du Biéreau à Louvain-la-Neuve, le samedi 16/06]
Description plus détaillée

Discographie sélective :
- Dean ROBERTS: "All Cracked Medias" - XR685E
- Dean ROBERTS : "And The Black Moths Play The Grand Cinema" - XR685G
- Dean ROBERTS / Werner DAFELDECKER : "Aluminium" - UR6025       
- Dean ROBERTS :"Be Mine Tonight - XR685H
- AUTISTIC DAUGHTERS : "Jealousy And Diamond" - XA929J
- Samara LUBELSKI: "The Fleeting Skies" - XL895G
- Samara LUBELSKI : "Spectacular Of Passages" - XL895H
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Mercredi 14/06/2007 - 20h30 - Bruxelles - Q-O2 werkhuis
STEVIE WISHART (Australie - Belgique)), JULIA ECKHARDT (Belgique - Pays-Bas) & RHODRI DAVIES (Pays de Galles)
167 rue de Flandres - 1000 Bruxelles
http://www.q-o2.be

L’ensemble Q-02 invite Rhodri Davies. Rhodri Davies est un exemple rare dans le monde de l’improvisation, ne serait-ce que par son instrument de base, la harpe, qu’il utilise de manière détournée, minimale et économe, ajoutant au vocabulaire classique de la harpe une recherche constante de sons nouveaux et de techniques alternatives. Ces recherches l’emmènent dans des territoires abstraits, quelquefois proches du silence, vers des textures sonores de plus en plus éloignées du son naturel de la harpe. Rhodri Davies est une figure fort recherchée dans la scène improvisée de Londres, et on le retrouve au sein de nombreux ensembles comme IST, Cranc, Assumed Possibilities, The Sealed Knot, Broken Consort, ou en collaboration avec d’autres musiciens comme Otomo Yoshihide, Sachiko M, Ko Ichikawa ou Mark Wastell, avec qui il se produit très fréquemment. Il jouera ici avec Stevie Wishart au hurdy-gurdy, violon et traitements électroniques, et Julia Eckhardt à l’alto.

Discographie sélective :
-
RHODRI DAVIES : TREM - UD1666
- RHODRI DAVIES & KO ISHIKAWA : COMPOSITIONS FOR HARP AND SHO - UD1668
- ST (Rhodri DAVIES, Mark WASTELL, Simon H. FELL) :GHOST NOTES - UI8880
- THE SEALED KNOT (Mark WASTELL, Rhodri DAVIES, Burkhard BEINS) : UNWANTED OBJECT- US2396
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Vendredi 15/06 – 20h30 – Lintfabriek
JAY REATARD (Etats-Unis)
199 Mechelsesteenweg – 2550 Kontich– Gratuit
> www.lintfabriek.be

Lost Sound, c’était des Farfisas qui craquent, des refrains fédérateurs tirant le meilleur du garage de ? And The Mysterians et du punk de The Adverts et une réputation flatteuse propagée de Memphis jusqu’aux milieux rock les plus avertis du Vieux Continent. Hélas, à peine le temps de s’improviser une petite tournée européenne qui devait prendre un détour par Hof Ter Loo que le groupe se sépare. Reste aujourd’hui Jay Reatard, claviériste du dit groupe, un garçon insatiable qui, en dix ans et depuis l’âge de seize ans a déjà rallié autour de son panache nombre de formations locales : The Reatards, Nervous Patterns, Angry Angles, Bad Time, The Final Solution. Seul, il se laisse aller à un punk-rock pasticheur et turbulent qui s’amuse, sans arrière pensée, de l’esthétique gore et slasher des films de Mario Bava et Tobe Hopper. Une chouette série Z rock que Jay Reatard viendra défendre en compagnie de The Boston Chinks. (JdN)
> www.myspace.com/jayreatard

Discographie selective :
- LOST SOUNDS : "Lost Sounds" - XL797A
- Jay REATARD : "Blood Vision" - en cours d’acquisition
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Du mercredi 20/06 au vendredi 22/06 – 19h30 – Bruxelles (Ixelles) - Théâtre Marni
"La Forêt"
chorégraphie de SANDRA VINCENT avec musique live de BENJAMIN FRANKLIN (Belgique)
25 rue de Vergnies – 1050 Bruxelles – 6 / 12 EUR
> www.theatremarni.com

Vers 1762, l'homme de lettres et de sciences américain Benjamin Franklin met au point – quelque part entre ses inventions du paratonnerre, du poêle à combustion contrôlée et des lunettes à double foyer – le glassharmonica, un instrument qui permet de jouer une série de bassins de cristal hémisphériques constamment humectés par un système de pédales… Trois cent et quelques années plus tard, un jeune quasi-homonyme bruxellois ne fait subir qu'une légère torsion à son patronyme pour trouver son pseudonyme de musicien : Benjamin Franklin le Second, est né. Son disque de musiques sautillantes aux synthés bon marchés pour jours de fêtes légèrement mélancoliques aura été Le "monstre du Loch Ness" – souvent annoncé, jamais sorti - du label (k-raa-k)³ qui fête ses dix ans d'existence ce mois-ci [cf. ci-dessus aux dates des 8 et 9/06]. "Muzikale duizendpoot" (mille pattes musical) comme le décriraient ses amis et admirateurs gantois, brugeois et anversois, Benjamin Franklin est désormais aussi actif au sein des collectifs d'improvisation ludique Buffle [cf. ci-dessus à la date du 12/06] ou délicate, R.O.T. C'est en solitaire, mais désormais à la guitare – quelque part entre Jacques Tatischeff et Jean-François Pauvros – qu'il cisèlera sur scène, au milieu de cinq danseuses d'âges différents, la bande-son de "La Forêt", ce "lieu illimité où tout peut arriver". Une expérience sans doute pas si éloignée que ça de ses différentes compositions et improvisations pour les vertigineuses pièces du théâtre du vide et de la plénitude de Clément Laloy, dont deux traces sont archivées sur le CD-R "Staged Pieces". Cascade de notes de piano pour "Prédiction – Introspection" (Ferme du Biéreau – 2001) et arpèges flottants et glissandos empilés de guitare pour "4.48 Psychose" (de Sarah Kane – Recyclart / Zerfall – 2003). Richard Youngs et Loren Conors ne sont pas loin… (PhD)

[Note : Suite à cette annonce Benjamin Franklin nous a écrit pour préciser que pour la bande-son de ce spectacle il ne jouerait pas de guitare, mais "uniquement du Casio... et pas mal de silences"]

Discographie sélective :
- Benjamin FRANKLIN : "Staged Pieces" - XF771I
- R.O.T. "Et Erir" - XR822R
- BUFFLE : "Bumblebee" - XB916E
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Vendredi 22/06 – 20h30 – Bruxelles – La Bellone
THE SEA & CAKE (Etats-Unis) – SOY UN CABALLO – SEPIA HOURS – V.O. - QWERTYPAK (Belgique)
46 rue de Flandre – 1000 Bruxelles – Gratuit
> www.matamore.net

C’est l’une des affiches les plus relevées et cohérentes de ce week-end consacré à fêter bruyamment la musique qu’accueille La Bellone. A l’œuvre: le label bruxello-liégeois Matamore qui clôture sa saison d’une élégante manière la saison après une labelnight à l’AB et une soirée lors des Nuits Botanique. Soy Un Caballo est une affaire de couple : celui que compose Aurélie Muller et Thomas Van Cottom, tous deux forts actifs au sein de plusieurs formations (Raymondo, V.O., etc.) Ici, il échafaude un pré carré intime et murmuré, petit Livre d’Heures pop destiné aux âmes éprises de refrains à peine mélancoliques. Sur disque, Will Oldham, Sean O’Hagan (The High Llamas) et Jesse Vernon (Morning Star) leur rendent une amicale visite. D’humeur moins domestique, Sepia Hours, conduit par le Hennuyer Sébastien Biset ne cache pas ses antécédents (Talk Talk et Hood). Laconique et infectée de petits accidents, parfois sourdement psalmodiés, sa musique recouvre d’une fine poix les paysages sonores qu’il veut nous suggèrer. "When We’ll Cross These Days, These Seasons and Their Close" fait suite à cinq albums téléchargeables. Moins sage, Qwertypak convertit les paquets de données 8-bits de ses Gameboy en valeurs harmoniques et rythmiques pour un breakcore de poche, parfois agrémenté d’hymnes flûtés destinés aux enfants de Zelda. La scène post-rock de Chicago, pour qui désire s’y pencher, peut s’apparenter à un véritable dédale de groupes et de projets solos à la poursuite méthodique et appliquée, depuis le séminal ‘Spiderland’ de Slint, de nouvelles enveloppes sonores pour le rock. The Sea And Cake, supergroupe composé de Archer Prewitt, John McEntire, Sam Prekop et Eric Claridge, extrait le suc de ce bouillonnement créatif tout au long d’une discographie où le savant le dispute à un amour inconditionnel pour la ritournelle, cette part d’envoûtement propre à toute chanson pop. (JDN)
> www.theseaandcake.com
> www.soyuncaballo.com

Discographie sélective :
-
THE SEA AND CAKE : “The Fawn” - XS174X
- THE SEA AND CAKE : “Oui” - XS174T
- SOY UN CABALLO : “Les heures de Raison” - NS6950 – et en téléchargement
- SEPIA HOURS : “When We’ll Cross These Days, These Seasons and Their Close” - en cours d’acquisition – et bientôt en téléchargement
- SEPIA HOURS : “Five Thousands Steps” - Z00741
- V.O. : "Pictures" - XV817A – et en téléchargement
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Dimanche 24/06 – Paris (F) – Cité de la Musique
exposition "Re Play"
CHRISTIAN MARCLAY (Etats-Unis)

225 avenue Jean Jaurès – 75019 Paris – 3.40 / 7 EUR
> http://www.cite-musique.fr/francais/accueil.html

Attention : dernier jour de la bouleversante exposition parisienne consacrée à Christian Marclay.

[cf. notice ci-dessus, en tête d'agenda]
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Dimanche 01/07 – 20h – Louvain-la-Neuve – Ferme du Biéreau (écuries)
JEFFREY LEWIS BAND – CHEESE ON BREAD (USA)
3 scavée du Biéreau – 1348 Louvain-la-Neuve – 4 / 5 EUR
> www.corps-et-logis.agora.eu.org

Il y a six mois et demi, Jeffrey Lewis, son frère Jack et leur batteur David Beauchamp jouaient dans la grande salle sans âge du Cinéma Nova. On avait annoncé leur venue dans une des douze notices du numéro zéro de notre agenda de concerts. Une demi-année plus tard, le trio revient en Belgique. Jeffrey Lewis n'a pas vraiment changé et nos raisons de l'aimer, non plus… Alors pourquoi ne pas simplement répéter ce qu'on vous racontait déjà fin 2006? "À la croisée rêvée du folk et du punk, fils spirituel des folkeux déviants et sauvages (donc pré-punks) du bitume new-yorkais (cf. l'impressionnant hommage chanté The Complete History of Punk on the Lower East Side [1950-1975] traçant une filiation, à la fois audacieuse et pertinente, entre la légendaire "Anthology of American Folk" de Harry Smith et Richard Hell en passant par tous les gugusses de ESP Disks, David Peel ou les Silver Apples…), le jeune chanteur et dessinateur Jeffrey Lewis est avant tout un raconteur d'histoires. D'abord, la sienne, à la première personne du singulier; mais un "je" justement bien singulier, parfois conjugué au passé (y compris pour les évènements encore à venir) depuis le point de vue audacieux d'un Jeffrey Lewis centenaire (ex. "Back when I was 63 the public rediscovered me / My comic books and records had all become rare cult-collector items")! Ensuite l'histoire de la musique (toujours "The Complete History of Punk…" ou la saga dessinée de Mark E. Smith de The Fall ou des labels Rough Trade ou K Records), voire la grande Histoire (toujours dessinée – et bonimentée en concerts : celle de la révolution russe p. ex.)… Puis, enfin, des histoires de goules dont il faut viser la tête pour les tuer, ou la saga du combat sans merci entre une main rouge géante et un autocar de nonnettes en goguette… Ce sont peut-être ces passages constants du documentaire à la fiction, de l'acoustique à l'électrique, du solo au trio (aux côtés e.a. de son frère Jack), du drôle au triste qui donnent de l'épaisseur au bonhomme et le rendent si touchant. Pour reprendre le titre d'une autre de ses chansons : You Don't Have To Be A Scientist To Do Experiments On Your Own Heart." Que rajouter? Le concert du Nova était un concert assis, dans une salle de cinéma, le groupe était à deux bons mètres du premier rang de spectateurs: des conditions qui convenaient mieux aux chansons calmes et "à texte" de Jeffrey Lewis. Les conditions du concert dans les écuries de la Ferme du Biéreau – public debout, proximité directe entre le groupe et ses fans – devrait mieux convenir à sa facette la plus rock-punk-électrique… (PhD)
> www.thejeffreylewissite.com
> http://www.youtube.com/watch?v=88QLxLHQW_M [vidéo de la "Complete History of Punk" – cf. notice]
> http://www.blogotheque.net/article.php3?id_article=1858 [deux vidéos en plan-séquence – dont l'histoire de la main rouge et des nonnes - dans l'excellente série "Un concert à emporter"]

Discographie sélective :
- Jeffrey LEWIS : "Last time I did acid I went insane" - XL411A
- Jeffrey LEWIS : "It's the ones who've cracked that the light shines through" - XL411B
-Jeffrey & Jack LEWIS : "City & Eastern Songs" - XL411C
- Divers musiciens : compilation "Antifolk, Vol.1" - X 051B
- Divers musiciens [compilés par Harry SMITH] : "Anthology Of American Folk Music" - MA5029
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Etienne Bours, Philippe Delvosalle, Jacques de Neuville, Benoit Deuxant, Pierre Hemptinne, Pierre-Charles Offergeld
24.05.07

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