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Dix-sept perles moins connues de Gainsbourg

 

Bien que je considère l’œuvre de Gainsbourg comme majeure, la sortie du film Gainsbourg (Vie héroïque) de Joann Sfar me laisse un peu froid. Ce que j’ai pu en lire ne me rend pas impatient de le voir. Cela m’irrite qu’on y présente Gainsbourg comme un héros. Dans les interviews de Sfar, on revient toujours sur le fait que le bonhomme se trouvait laid, qu’il s’est tapé néanmoins les plus belles femmes, ou encore qu’il était le roi de la provoc… Et sa musique, ses mots, alors ! Avec le temps, les frasques du bonhomme et sa vie intime rendue publique ne m’excitent plus du tout. Aujourd’hui, seule compte à mes yeux son oeuvre.

Cette actualité a tout de même du bon puisque je me suis replongé dans l’intégrale. Constatation étrange : derrière la flopée de tubes indémodables du maître, apparaissent beaucoup de titres sans intérêt et/ou de mauvais goût. L’homme n’a pas toujours été un « héros » : il a eu des fulgurances de génie mais aussi des baisses d’inspirations flagrantes. Heureusement, ces chansons manquées ne m’ont pas empêché de m’émerveiller à nouveau devant un bon nombre de perles généralement moins mises en avant. 

sg

J’avais envie de partager avec vous dix-sept de ces perles au travers du podcast ci-dessous. Histoire qu’on se rende compte à nouveau que Gainsbourg ne s’est pas seulement contenter de chambouler le langage des paroles, s’entourant souvent des meilleurs arrangeurs afin de trouver le son qui convenait à ses chansons. Une manière aussi de rappeler, s’il en est besoin, quel interprète il était, bien meilleur que ces donzelles - actrices pour la plupart - qu’il s’est plu à faire chanter.

Guillaume Duthoit

 

 

 

1. Manon
2. Les femmes, c’est du chinois
3. Scenic Railway
4. Vu de l’extérieur
5. Ces petits riens
6. Chatterton
7. Marilou sous la neige
8. Des laids des laids
9. Les goémons
10. L’hippopodame
11. Intoxicated man
12. Sois-belle et tais-toi
13. Pas long feu
14. La fille au rasoir
15. Ce mortel ennui
16. L’herbe tendre
17. Valse de Melody

 

 

Replongez-vous vous aussi dans l’œuvre de Serge Gainsbourg. Pour cela deux intégrales s’offrent à vous : Gainsbourg… forever (datant de 2001) et De Gainsbourg à Gainsbarre (datant de 1989).

Un clip d’animation (3D numérique) pas mal foutu du tout réalisé à partir de la chanson « Les femmes, c’est du chinois » :