Référence incorrecte (Attention aux espaces !)
Entre humour et effroi, le document suit l'itinéraire du réalisateur
qui se préoccupe de ses obsèques et s'interroge sur le devenir
de son corps après sa mort. Athée, Roberto Garzelli mène
l'enquête pour lui-même, en parfait candide, avec pour objectif
d'atténuer un tant soit peu son angoisse de la mort par « le
savoir ». Pour pouvoir choisir en toute connaissance de cause, il
veut comprendre ce que veut dire concrètement la crémation, l'inhumation,
la thanatopraxie, le don du corps à la science.
Ainsi il part sur tous les chemins qui mènent à la mort, de l'entreprise
de pompes funèbres au cimetière, du crématorium au funérarium,
du fossoyeur au médecin légiste, du caveau au cercueil... Et,
sans détour, il pose toutes sortes de questions, tantôt pratiques
et économiques, tantôt scientifiques, philosophiques, sociologiques...
Les réponses sont parfois surprenantes.
Un documentaire singulier sur un sujet rarement abordé et pourtant inhérent
à notre quotidien.
Note : Le film a reçu le Prix des Escales documentaires
2003.
( Catherine Mathy, Dép. Fiction Documentaire )
Collection REGARDS - DVD.
DVD, en FR, AN, st. FR.
EDITIONS MONTPARNASSE, 2002.
Le document fait le bilan de vingt-cinq ans de révolution islamique
et dresse le portrait de l'Iran d'aujourd'hui, en pleine fracture sociale, religieuse
et culturelle.
Le réalisateur Thierry Michel est parti dans le pays des « fous
de Dieu » pour comprendre une révolution et ses utopies et
saisir comment l'Iran fait l'expérience de l'ouverture économique
avec un pouvoir totalitaire religieux. De cette volonté résulte
un film en forme de vision kaléidoscopique, qui donne la parole aux différentes
parties, toutes tendances confondues, et pose un regard respectueux sur les
uns et les autres. En confrontant des images d'archives et de nombreux témoignages
recueillis dans différents lieux où se reflète la vie au
quotidien, le document capte les courants divergents – religieux
et laïcs, fondamentalistes et réformateurs – la spiritualité
omniprésente et les valeurs de la société iranienne contemporaine.
Il met en relief les contradictions entre le pouvoir, certains groupes religieux
et une jeunesse qui exprime son besoin de liberté, son désir de
changement vers une société plus moderne et démocratique,
et affronte les générations précédentes dans une
quête éperdue d'identité.
S'écartant habilement des clichés, Thierry Michel livre un document
surprenant dont la séquence finale, superbe et quasi irréelle,
dégage une impression positive de ce pays en pleine effervescence.
Note : Le document a reçu de nombreux prix.
Par ailleurs, la Médiathèque possède en ses collections
plusieurs documentaires de Thierry Michel dont Mobutu,
roi du Zaïre (
TH6021 – VHS /
YH6022 – DVD) , Donka, radioscopie d'un
hôpital africain (
TN2551 – VHS) et Zaïre, le cycle du serpent ( (
TH9861 ).
(Catherine Mathy Dép. Fiction Documentaire)

VO FR.
MICHEL DE WOUTERS PRODUCTIONS, 2002.
Bruxelles est une grande ville et donc, à plus forte raison, une ville haute, avec tous ses buildings, tours et immeubles. Marie-Françoise Plissart a voulu se prendre pour « Dieu sur son nuage » ou un oiseau sur une branche, elle a pris de la hauteur avec sa caméra pour nous faire voir et entendre Bruxelles autrement, une vue du haut vers le bas. Elle s'éloigne pour mieux se rapprocher, sans un mot et sans recul, comme si son objectif était par moments celui d'une caméra de surveillance, voir sans être vu. Il nous faut parfois un peu de temps pour comprendre ce qui se passe là en-bas, entre agitation sur la Grand Place et farniente contre un arbre. Une œuvre photographique et cinématographique singulière qui touchera tout (a)mateur de notre Capitale et de ses fourmis humaines.
( Thierry Moutoy, Uccle )
VO AN st.FR.
DVD, en AN, st. FR.
EDITIONS MONTPARNASSE, 2001.
Nous vivons dans un monde de bruits, de fureurs et d'images. Il ne se passe
pas une semaine sans qu'une photo d'un conflit de par le monde ne vienne s'inviter
dans la presse. Pour nous relater ces guerres lointaines, des photographes risquent
leur vie. Mais quelles sont leurs intentions réelles ? Pourquoi
faire ce métier, on pourrait même parler de sacerdoce ? Pour
se sentir exister à travers le danger ? Pour nous rendre plus proche
le lointain, nous toucher, nous émouvoir, nous informer ? Ce brillant
documentaire (nominé à l'Oscar du meilleur documentaire en 2002)
va nous éclairer en se penchant sur le « cas »
de James Nachtwey, brillant photographe qui, en vingt ans, a couvert quasi toutes
les zones de combats (Irlande, Afghanistan, Bosnie, etc.). À travers
des interviews de proches collaborateurs, on découvre un homme plus humaniste
qu'opportuniste et petit à petit, on comprend mieux sa démarche :
capturer des moments de souffrance pour nous confirmer que l'impossible est
journalier, l'atrocité quotidienne, et pas seulement en temps de guerre
mais aussi dans la précarité de certains pays. Chaque photo est
un acte fort, un compte rendu sincère, sans voyeurisme malsain.
Fait troublant, si nous voyons à travers son objectif, grâce à
une mini-caméra fixée sur son appareil photo, nous pouvons également
le suivre en train de prendre ses clichés. On mesure alors tous les risques
qu'il encourt. Un document qui nous bouleverse et change notre façon
de voir les choses.
Si le prix Nobel de photographie devait exister, James Nachtwey le remporterait
à coup sûr.
( Thierry Moutoy, Uccle )
DVD, en AN, FR, st. FR.
CINEART.
La violence des échanges en milieu aquatique... laisse à voir
le cycle de la vie, de la mort et du renouveau.
Odeurs imaginées, ralentis, accélérés, avant-arrière :
jeux du chat et de la souris. L'otarie, jetée haut dans le ciel, explose
en gerbes d'écume. La pleine lune, star inconsciente des tragédies
animales et humaines, luit sous les nuages. Elle veille sur la traque horrible
des prédateurs de la nuit par les impasses d'un éden en négatif.
Voyez la curée des requins rendus fous par le sang ! Pluies, blizzards,
tempêtes vigoureuses qui oblitèrent l'horizon des mers, nuées
de flammes au crépuscule. Vagues aux rouleaux acryliques fracassées
sur les brisants. Le plancton, pluie translucide d'un monde liquide, coule dans
les gueules voraces de monstres affamés. Les plantes sous-marines ondulent
aux vents des courants… Les méduses, champignons orangés,
dardent leurs tentacules vers l'étoile solaire.
Beauté sidérante des images emplies de terreurs splendides, dont
l'air bonasse des ours polaires en ogres immaculés. Que d'eau !
Que d'eau zébrée par l'envol-fusée des empereurs sur la
banquise. La mise à mort d'un baleineau par une compagnie d'orques opiniâtres
désole une baleine orpheline fuyant le sillage écarlate coulant
de la tête sans langue et sans mâchoire de son petit immolé.
Des géants nomades errent pendant des milliers de miles pour traquer
leur nourriture, se reproduire et chanter. Les requins-marteaux, comme des astres
éteints, s'accrochent au ciel de l'océan. Dans les abîmes,
un feu d'artifice de dragons de lumière dégouttent sur les parois
de la nuit, fils tendus de lueurs, fluorescences fantomatiques aux yeux de mouche.
Enfers biologiques, où pourtant grouille la vie, que ces sources d'acides
qui sourdent aux pieds des volcans abyssaux.
Des bancs de calmars explosent en comète : fulgurant !
Un rorqual, sinusoïde dans un fourreau de nacre, jaillit et engloutit une
compagnie de harengs argentés. Loin du rivage d'où, au début
des âges, elle est retournée à la mer, la baleine bleue
plonge d'un salut de nageoire : fin !
Document impressionniste, on n'y trouve pas d'approche scientifique particulière,
juste un jet d'images souvent inédites et à couper le souffle,
d'importants moyens techniques, des acteurs géniaux, peu de commentaires
et un grand message général : « ne faisons pas
chavirer le radeau de la biodiversité », notre survie en dépend !
Voir aussi Atlantis , film de Luc BESSON (
TM1051 - VHS), (
TM1052 - DVD).
( Pierre Coppée, Charleroi )
" Le Discobus 3 n'a pu circuler ce dimanche 12/2 et est en réparation ce lundi 13/2 : pas de stationnement à Ath, Antoing, Leuze et probablement Mouscron . .
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