DVD, en FR, AN, st. FR.
ARTE, 2003.
De Pearl Harbour à la dernière guerre contre Saddam Hussein, le réalisateur William Karel plonge au cœur du système de renseignements américain pour revisiter son histoire et décortiquer la réalité de son pouvoir.
S'appuyant exclusivement sur les témoignages inédits d'anciens hauts responsables de l'agence mais aussi d'hommes de terrain, le film tente de comprendre comment et pourquoi les intérêts de la diplomatie américaine ont été confiés à cet organisme mythique qui, depuis sa création, cumule de nombreux échecs et erreurs d'appréciations. Avec une franchise surprenante, les intervenants expliquent le fonctionnement de l'agence, le recrutement de ses agents, ses mécanismes de décision et de protection, ses manipulations et ses rapports avec le gouvernement américain. Au fil des témoignages, on comprend que la C.I.A. est un vaste monstre bureaucratique continuellement en conflit avec le F.B.I. et, surtout, que son histoire est intimement liée aux décisions prises par le gouvernement des États-Unis, lui-même influencé par les intérêts de ses propres dirigeants et des lobbies pétroliers.
Le document apporte ainsi un nouvel éclairage sur plusieurs événements de l'histoire contemporaine : la guerre au Guatemala, le renversement de Patrice Lumumba au Congo belge, le Watergate, l'échec de la baie des Cochons, la guerre du Vietnam, l'assassinat de Salvador Allende et du président Kennedy, jusqu'aux attentats du World Trade Center et l'invasion de l'Irak.
Découpée en trois épisodes, la série est passionnante grâce à un montage particulier qui permet de raconter l'histoire de la C.I.A. à plusieurs voix, avec l'un qui commence la phrase et un autre qui la termine; mais surtout par l'ensemble des révélations - souvent édifiantes - faites par les témoins de premier plan qui ont pu profiter d'un « vide juridique » pour s'exprimer librement et dévoiler de l'intérieur la faillite des services secrets américains.
Démythifiée et expliquée sans passions idéologiques, l'histoire de la C.I.A. nous aide à mieux comprendre celle de notre monde.
À noter des compléments DVD intéressants : un
entretien audio avec le réalisateur (45') et un entretien avec deux anciens
agents de la C.I.A. sur la profession d'espion (40' ).
William Karel a reçu l'Eurofipa d'Or 2003 pour l'ensemble de son œuvre.
Reporter photographe pour les agences Gamma et Sygma de 1977 à 1985, William Karel a réalisé, entre autres, de nombreux documentaires dont plusieurs sont disponibles à La Médiathèque :
Le monde selon Bush -
TH6051 (DVD)
Histoire d'une droite extrême, n°1 et n°2 -
TH4161 -
TH4162 (VHS)
Le journal commence à 20 heures -
TQ4861 (VHS)
La cagoule - Enquête sur une conspiration -
TH1081 (VHS)
La rafle du Vel d'Hiv' -
TH1567 (VHS)
Mourir à Verdun -
TH6221 (VHS)
Voyages, voyages : Hollywood -
TS8937 (VHS)
(Catherine Mathy, Dép. Fiction Documentaire)
Référence incorrecte (Attention aux espaces !)

VO BR st.FR.
DVD ZONE 0,, en PO, st. FR, AN, ES, IT.
MEDIATHEQUE DES TROIS MONDES, 2000.
Sao Polo, mégapole tentaculaire de seize millions d'habitants, surnommée
le New York brésilien. Ville kaléidoscopique, pleine de lumières,
de strass et de paillettes pour certains : sculpteur, animateurs de radio,
homme fortuné avec villa et piscine… Pour d'autres, elle ressemble
plus à un miroir brisé en mille fragments de vies éclatées,
surtout pour les Nordestins qui fuient le nord-ouest du Brésil (zone
semi-aride) dans l'espoir de trouver un hypothétique avenir, un futur
meilleur et, pourquoi pas, un boulot dans la construction de piscines ou de
villas. Mais l'espoir se transforme vite en désillusion. Si les chimères
de la ville les appellent, c'est pour mieux les rejeter par la suite, les laisser
sur le trottoir avec juste leurs yeux pour pleurer. La Saudade fait vite son
apparition, ce sentiment de nostalgie, agréable mélange de douleur
et de plaisir dû au souvenir de ce que l'on possédait auparavant.
Sensation qui leur permet de ne pas sombrer dans la mélancolie la plus
noire. Certains vont l'utiliser comme un moteur pour ne pas faire du surplace,
pour leur permettre d'exister, de gagner de l'argent, en devenant troubadours
chantant leur chagrin, le tournant à la dérision, le transformant
en cantoria - dispute poétique chantée et improvisée. C'est
le cas de Sonhador et Peneira (rêveur et tamis) duo de ménestrels
qui s'affrontent en duel à coups de rimes et de jeux de mots, sans pitié
aucune pour l'adversaire. Tous les coups bas sont permis. Pour eux ce n'est
pas seulement un moyen de gagner un peu d'argent dignement, c'est aussi une
façon de perpétuer leurs traditions, de garder vivante leur culture
même en étant loin de chez eux.
Ce très beau et touchant documentaire mêle allégrement les
parties musicales, les moments de joie et de fatalité. Il parvient à
nous faire rire en nous montrant des tranches de vie, sans véritable
fil conducteur. Un film vivant et bouillonnant sans misérabilisme, tout
comme Sao Polo. Une véritable leçon de (sur)vie.
À noter : ce film a reçu le grand prix du public lors de
la rencontre internationale de Cinéma à Paris en 2000.
(Thierry Moutoy, Uccle)
" Le Discobus 3 n'a pu circuler ce dimanche 12/2 et est en réparation ce lundi 13/2 : pas de stationnement à Ath, Antoing, Leuze et probablement Mouscron . .
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