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Sélection du mois de mars 2005

 

LE RELIEF DE L'INVISIBLE - DVD - TP5039

DVD ZONE 0,, en FR, AN, AL, IT, ES, AR.
IDEALE AUDIENCE, 1997-2001.

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Média TP5037

Référence incorrecte (Attention aux espaces !)

 

Le relief de l'invisible est une série de petits films d'une durée de trois minutes qui nous entraînent dans une vertigineuse plongée au cœur de la matière, jusqu'à sa structure atomique, à travers des paysages inattendus, souvent magnifiques.
Au départ, un simple objet : une dent, une main, un pou, une aile de papillon, un grain de maïs, une feuille de menthe, une bougie d'allumage, un écrou, une selle de vélo… La caméra s'approche en un zoom-avant régulier et fluide et semble survoler le sol d'un monde inconnu. Puis, profitant d'une faille, elle entame un voyage extraordinaire en se faufilant progressivement dans la matière jusqu'à parvenir à sa structure fondamentale. À droite de l'écran, un compteur déroule la mesure du grossissement jusqu'à ses limites, plusieurs millions. Au-delà, à nouveau l'invisible, « pour le moment ». Puis, en une fraction de seconde, elle recule pour nous ramener à l'origine du document. L'effet de tunnel est saisissant. Les vingt-deux matériaux ainsi explorés révèlent tout à la fois la diversité et l'unicité de la matière.
À la base de cette prouesse technique, des images fixes réalisées grâce à des microscopes électroniques puissants et des caméras haute définition. Retraitées numériquement et assemblées dans un enchaînement parfaitement continu, elles sont commentées par une voix off qui décrypte l'image de façon claire et scientifique.
Une série fabuleuse qui offre la possibilité d'accéder à un autre monde, celui de l'infiniment petit, et de découvrir un univers caché au cœur d'un pixel.

 

Note : La série de films a obtenu plusieurs prix dont deux au festival Imagina 1998 : le Prix Pixel INA catégorie Simulation-visualisation et le Prix Média de la meilleure création européenne.
(Catherine Mathy, Dép. Fiction Documentaire)

 

HISTOIRE D'UN SECRET - DVD - TJ4637

Pochette TJ4637.

VO FR.
DVD ZONE ,, en FR, AN, st. AN.
BLAQ OUT, 2003.

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La réalisatrice Mariana Otero part à la découverte d'un secret de famille et tente de comprendre les circonstances réelles du décès de sa mère survenu lorsqu'elle avait quatre ans…
Loin de vouloir discourir sur le secret de famille, la réalisatrice a construit son film comme une enquête policière qui soit l'équivalent cinématographique de sa propre expérience de la révélation d'un secret lourd, intime et chargé d'histoire. L'œuvre qui en ressort se situe à la frontière de la fiction et du documentaire. Suivant au départ un scénario précis, le film s'est développé ensuite selon le déroulement spontané des événements et des révélations faites au fil des rencontres avec les membres de la famille. Sans aucun voyeurisme et tout en finesse, Mariana Otero se met en scène et place la caméra devant son père, sa sœur (l'actrice Isabel Otero), son oncle et sa tante, une infirmière, les amis qui posaient pour sa mère, artiste-peintre talentueuse. Le regard noir et décidé, elle les questionne simplement, sans violence ni rancune, laissant de longs silences autour des réponses. Confessions douloureuses, mais traitées avec infiniment de pudeur et de tact. La réalisatrice fait ainsi jaillir la vérité qui dormait en elle à son insu.
Alors qu'elle va d'une connaissance à l'autre pour enregistrer leur témoignage, elle récupère des tableaux afin d'organiser une exposition consacrée à sa mère, Clotilde Vautier, qui peignait d'une touche sensuelle et fougueuse, principalement des nus féminins et des paysages.
Avec une mise en scène très travaillée, une stylisation de la lumière et des décors, la réalisatrice a monté son film de telle sorte qu'il soit profondément habité par sa mère et dégage une émotion poétique puissante qui donne à voir son absence et la force du non-dit. En allant à la rencontre de son oeuvre, la réalisatrice fait revivre la mère qu'elle a perdue et rend un merveilleux hommage à la femme et à l'artiste qu'elle était.
Dépassant le cadre de la mémoire familiale, ce film intime et poignant a des résonances sociales, politiques et historiques profondes. Derrière l'exposition d'un tabou que gardent caché de nombreuses familles françaises, Mariana Otero éveille les consciences. Au terme de l'enquête, l'histoire de son secret devient l'histoire de notre secret, celui de toute une société. En cela, Histoire d'un secret est un film universel.
(Catherine Mathy, Dép. Fiction Documentaire)

 

BERLIN BABYLON - DVD - TE1751

Pochette TE1751.

VO AL st.AN.
DVD, en AL, st. AN.
K.FILMS, 2000.

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Berlin, 1989. Après la chute du mur, il ne reste plus qu'un terrain vague, un trou béant dans le paysage, on a fait table rase du passé. Il faut combler le vide, tourner la page, panser cette cicatrice, reconstruire du neuf, du beau et du haut, élever le potentiel de Berlin, car le mur ne fait plus rempart contre la mondialisation et le capitalisme. Alors, on va construire des complexes cinématographiques, des musées et des bureaux. On va transfigurer la capitale culturelle de l'Allemagne pour mieux la défigurer, tout en ne laissant aux habitants qu'un horizon bouché et une ville en chantier perpétuel.µ
On assiste à ce spectacle comme si l'on était dans la peau de Damiel, l'ange du film Les ailes du désir de Wim Wenders. Les longs travellings-avant aériens nous font voir l'étendue des dégâts causés par cet urbanisme galopant. On assiste aux conversations des architectes et promoteurs, certains d'entre eux n'ayant qu'une envie, un bon tremblement de terre pour mettre à bas les vieilles bâtisses tout en gardant les mains propres. Nous avons droit aussi aux fastes des fêtes pour le premier coup de pelle et de truelle, où l'on implore l'aide de Dieu pour veiller sur la bonne marche des travaux, tandis qu'à quelques mètres de là se déroule plus modestement, la fin de travaux de restauration d'habitations beaucoup plus modestes. Le clash est saisissant.
Ce document a quelque chose d'hypnotique, de passionnant et de désolant à la fois. Même si le DVD nous propose uniquement une version en allemand sous-titrée anglais, les images parlent d'elles-mêmes et la musique d'Einstürzende Neubauten les accompagne à merveille.
(Thierry Moutoy, Uccle)