DVD ZONE 0,, en FR, AN, AL, IT, ES, AR.
IDEALE AUDIENCE, 1997-2001.
Référence incorrecte (Attention aux espaces !)
Le relief de l'invisible est une série de petits films d'une
durée de trois minutes qui nous entraînent dans une vertigineuse
plongée au cœur de la matière, jusqu'à sa structure
atomique, à travers des paysages inattendus, souvent magnifiques.
Au départ, un simple objet : une dent, une main, un pou, une aile
de papillon, un grain de maïs, une feuille de menthe, une bougie d'allumage,
un écrou, une selle de vélo… La caméra s'approche
en un zoom-avant régulier et fluide et semble survoler le sol d'un monde
inconnu. Puis, profitant d'une faille, elle entame un voyage extraordinaire
en se faufilant progressivement dans la matière jusqu'à parvenir
à sa structure fondamentale. À droite de l'écran, un compteur
déroule la mesure du grossissement jusqu'à ses limites, plusieurs
millions. Au-delà, à nouveau l'invisible, « pour le
moment ». Puis, en une fraction de seconde, elle recule pour nous
ramener à l'origine du document. L'effet de tunnel est saisissant. Les
vingt-deux matériaux ainsi explorés révèlent tout
à la fois la diversité et l'unicité de la matière.
À la base de cette prouesse technique, des images fixes réalisées
grâce à des microscopes électroniques puissants et des caméras
haute définition. Retraitées numériquement et assemblées
dans un enchaînement parfaitement continu, elles sont commentées
par une voix off qui décrypte l'image de façon claire et scientifique.
Une série fabuleuse qui offre la possibilité d'accéder
à un autre monde, celui de l'infiniment petit, et de découvrir
un univers caché au cœur d'un pixel.
Note : La série de films a obtenu plusieurs prix dont deux au festival
Imagina 1998 : le Prix Pixel INA catégorie Simulation-visualisation
et le Prix Média de la meilleure création européenne.
(Catherine Mathy, Dép. Fiction Documentaire)
VO FR.
DVD ZONE ,, en FR, AN, st. AN.
BLAQ OUT, 2003.
La réalisatrice Mariana Otero part à la découverte d'un
secret de famille et tente de comprendre les circonstances réelles du
décès de sa mère survenu lorsqu'elle avait quatre ans…
Loin de vouloir discourir sur le secret de famille, la réalisatrice a
construit son film comme une enquête policière qui soit l'équivalent
cinématographique de sa propre expérience de la révélation
d'un secret lourd, intime et chargé d'histoire. L'œuvre qui en ressort
se situe à la frontière de la fiction et du documentaire. Suivant
au départ un scénario précis, le film s'est développé
ensuite selon le déroulement spontané des événements
et des révélations faites au fil des rencontres avec les membres
de la famille. Sans aucun voyeurisme et tout en finesse, Mariana Otero se met
en scène et place la caméra devant son père, sa sœur
(l'actrice Isabel Otero), son oncle et sa tante, une infirmière, les
amis qui posaient pour sa mère, artiste-peintre talentueuse. Le regard
noir et décidé, elle les questionne simplement, sans violence
ni rancune, laissant de longs silences autour des réponses. Confessions
douloureuses, mais traitées avec infiniment de pudeur et de tact. La
réalisatrice fait ainsi jaillir la vérité qui dormait en
elle à son insu.
Alors qu'elle va d'une connaissance à l'autre pour enregistrer leur témoignage,
elle récupère des tableaux afin d'organiser une exposition consacrée
à sa mère, Clotilde Vautier, qui peignait d'une touche sensuelle
et fougueuse, principalement des nus féminins et des paysages.
Avec une mise en scène très travaillée, une stylisation
de la lumière et des décors, la réalisatrice a monté
son film de telle sorte qu'il soit profondément habité par sa
mère et dégage une émotion poétique puissante qui
donne à voir son absence et la force du non-dit. En allant à la
rencontre de son oeuvre, la réalisatrice fait revivre la mère
qu'elle a perdue et rend un merveilleux hommage à la femme et à
l'artiste qu'elle était.
Dépassant le cadre de la mémoire familiale, ce film intime et
poignant a des résonances sociales, politiques et historiques profondes.
Derrière l'exposition d'un tabou que gardent caché de nombreuses
familles françaises, Mariana Otero éveille les consciences. Au
terme de l'enquête, l'histoire de son secret devient l'histoire de notre
secret, celui de toute une société. En cela, Histoire d'un
secret est un film universel.
(Catherine Mathy, Dép. Fiction Documentaire)
VO AL st.AN.
DVD, en AL, st. AN.
K.FILMS, 2000.
Berlin, 1989. Après la chute du mur, il ne reste plus qu'un terrain
vague, un trou béant dans le paysage, on a fait table rase du passé.
Il faut combler le vide, tourner la page, panser cette cicatrice, reconstruire
du neuf, du beau et du haut, élever le potentiel de Berlin, car le mur
ne fait plus rempart contre la mondialisation et le capitalisme. Alors, on va
construire des complexes cinématographiques, des musées et des
bureaux. On va transfigurer la capitale culturelle de l'Allemagne pour mieux
la défigurer, tout en ne laissant aux habitants qu'un horizon bouché
et une ville en chantier perpétuel.µ
On assiste à ce spectacle comme si l'on était dans la peau de
Damiel, l'ange du film Les ailes du désir de Wim Wenders. Les
longs travellings-avant aériens nous font voir l'étendue des dégâts
causés par cet urbanisme galopant. On assiste aux conversations des architectes
et promoteurs, certains d'entre eux n'ayant qu'une envie, un bon tremblement
de terre pour mettre à bas les vieilles bâtisses tout en gardant
les mains propres. Nous avons droit aussi aux fastes des fêtes pour le
premier coup de pelle et de truelle, où l'on implore l'aide de Dieu pour
veiller sur la bonne marche des travaux, tandis qu'à quelques mètres
de là se déroule plus modestement, la fin de travaux de restauration
d'habitations beaucoup plus modestes. Le clash est saisissant.
Ce document a quelque chose d'hypnotique, de passionnant et de désolant
à la fois. Même si le DVD nous propose uniquement une version en
allemand sous-titrée anglais, les images parlent d'elles-mêmes
et la musique d'Einstürzende Neubauten les accompagne à merveille.
(Thierry Moutoy, Uccle)
" Le Discobus 3 n'a pu circuler ce dimanche 12/2 et est en réparation ce lundi 13/2 : pas de stationnement à Ath, Antoing, Leuze et probablement Mouscron . .
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