Collection GRANDS AVENTURIERS - DVD.
Durée : 54'.
DVD, en FR, st. FR.
MK2, 1999.
Après trente ans de photo-reportage, Patrick Chauvel s'interroge sur
son métier en s'adressant à une dizaine de ses confrères,
baroudeurs comme lui qui couvrent les conflits du globe parfois au péril
de leur vie. Parmi eux, le plus connu, James Nachtwey *
, mais aussi Gilles Peress, Luc Delahaye, Chris Morris, Ron Haviv, Corinne
Dufka…
Pourquoi choisit-on d'être photographe de guerre ? Comment vit-on
ce métier à la fois fascinant et effrayant ? A-t-on le droit
de photographier la souffrance des autres ? De quoi est-on responsable ?
Pourquoi photographier ? Pour qui ? Quel est l'impact de ces photos ?
Quelle est la place de la presse magazine ? Etc. Telles sont quelques-unes
des questions auxquelles ce passionnant documentaire tente de répondre
en mêlant interviews avec les différents photo-reporters et éditeurs
de presse, archives filmées sur le terrain et nombreuses photographies
de guerre du Vietnam, de l'ex-Yougoslavie, de la Tchétchénie,
d'Irlande du Nord, du Rwanda et bien d'autres régions du monde.
Tous ces globe-trotters armés de leurs boîtiers reconnaissent être
partis pour l'action, l'aventure, pour prouver quelque chose à eux-même
ou à leur famille. Puis, après des années éprouvantes,
ils avouent avoir changé pour envisager leur métier sur le plus
long terme. Sans cynisme et avec une franchise surprenante, ils livrent leurs
sentiments sur le sens de leur travail mais aussi leurs propres interrogations
et leurs espoirs. Loin de chercher à se justifier, ils disent être
animés par la curiosité et la passion de vouloir raconter l'histoire
des autres, d'œuvrer pour la mémoire et de parvenir à faire
la photo symbolique qui marquera l'Histoire.µ
Outre ces réflexions sur ce métier, le documentaire permet de
suivre la réalisation de photos prises sur différents fronts grâce
à un montage simple et efficace associant reportage filmé du photographe
en action sur le terrain - cliché brut – et image éditée
dans un magazine. Percutant !
Captivant état des lieux du photo-journalisme, Rapporteurs de guerre
réussit le pari de démystifier un peu le métier tout
en montrant la valeur essentielle et irremplaçable de l'information que
ces photographes produisent.
Note : les trois compléments du DVD apportent un éclairage
supplémentaire sur la profession de reporter de guerre avec un court
docume ntaire : « Derrière l'objectif :
une saison en Palestine » ainsi que des informations sur la réalisation
du film au travers d'entretiens avec Patrick Chauvel, Antoine No vat et
les producteurs. (Durée : 22')
(Catherine Mathy, Dép. Fiction Documentaire)
* Voir en nos collections, l'excellent documentaire James Nachtwey, War Photographer ( TD6781 )
Durée :100'.
DVD, en FR.
WARNER VISION FRANCE, 2004.
En avril 1994, le Rwanda bascule dans l'horreur. En trois mois, l'armée
Hutu, aidée de miliciens et de civils, massacre un million de Tutsi dans
l'indifférence quasi-générale de la Communauté internationale.
Ce documentaire tente de comprendre l'histoire politique et humaine du dernier
génocide du XX e siècle et de déterminer le rôle
exact de l'intervention française au pays des Mille Collines, qualifiée
d'« ambiguë »…
Raphaël Glucksmann, Pierre Mezerette, tous deux politologues et David Hazan,
ont mené durant deux ans une enquête minutieuse au Rwanda, en France,
en Belgique et en Suisse afin de nous livrer un documentaire exceptionnel où
investigation, mise en perspective historique et interviews inédites
des acteurs-clés de cette tragédie se mêlent aux témoignages
poignants et dignes des rescapés. Forts également de plus d'une
centaine d'heures de films d'archives de la télévision rwandaise,
d'images des évènements tournées par des témoins
et de bandes-son de la radio des Mille Collines, les trois réalisateurs
décortiquent avec rigueur les mécanismes implacables qui ont conduit
à l'extermination des Tutsi, depuis la période pré-coloniale
jusqu'à l'assassinat du président Habyarimana suivi de la prise
de pouvoir du colonel Bagosora qui organisa le génocide. Ils montrent
étape par étape que la France, qui coopère avec le régime
rwandais depuis l'indépendance, se trouve impliquée…
Pas à pas, les réalisateurs s'interrogent sur l'indifférence
et la passivité de la Communauté internationale qui n'a pas tenu
compte des avertissements et des appels au secours des soldats de la paix de
l'ONU à Kigali. Ils cherchent à savoir jusqu'à quel point
et au nom de quoi l'État français a été lié
à cette histoire tragique. Grâce aux entretiens avec de nombreux
hommes politiques, ils parviennent à dégager froidement la logique
d'une collaboration dangereuse et reviennent sur des questions essentielles :
qu'est-ce qu'un génocide ? Quel regard portent aujourd'hui les responsables
politiques sur leurs choix de l'époque ?… Glaçant !
Outre la motivation citoyenne de faire reconnaître à la France
sa propre histoire, les réalisateurs, fortement touchés par cette
tragédie, ont placé le génocide au cœur du film sans
pour autant le réduire à l'implication française et ce,
afin de restituer sa dimension universelle et d'œuvrer contre l'oubli.
Ils révèlent ainsi l'extrême souffrance des survivants qui
revivent encore tous les jours l'expérience du génocide au travers
de leurs séquelles physiques et psychologiques, de la contamination par
le sida et des découvertes de nouveaux charniers…
Un documentaire limpide et bouleversant.
Note : ce document contient des séquences violentes
susceptibles de heurter la sensibilité des spectateurs.
( Catherine Mathy, Dép. Fiction Documentaire )
Durée : 52'.
DVD, en FR.
MK2, 2003.
Ce documentaire retrace l'aventure extraordinaire de Jean-Pierre Haigneré
qui voyagea durant six mois à bord de la station Mir lors de l'expédition
franco-russe Perseus en 1999. Son séjour dans l'espace fut pour lui l'occasion
d'approfondir un rêve, une expérience mentale et contemplative
très forte.
Les yeux rivés aux hublots du vaisseau qui tourne autour de la Terre
à la vitesse de huit kilomètres à la seconde (28 000
km/h), le cosmonaute fasciné a filmé et photographié tout
un atlas cinématographique, du Tibet au Sinaï, de l'Amazonie à
la Méditerranée, de l'Afrique à la Californie en passant
par les Pôles. Ces images d'une beauté inouïe traduisent toute
la séduction que la planète a exercée sur lui.
Le film se présente comme une alternance entre ces séquences exceptionnelles,
des vues inédites et très humaines du capharnaüm à
bord du vaisseau ainsi que des entretiens réalisés en Bretagne
dans un décor hivernal et lunaire, un théâtre naturel sur
lequel le cosmonaute projette les souvenirs extraordinaires de son aventure
intime.
« Plus on regarde loin dans l'univers, plus on regarde au fond
de soi » dit-il. É vitant de s'engager dans une démarche
intellectuelle, le cosmonaute voulait simplement capter la résonance
que ce spectacle grandiose avait au fond de lui dans ces conditions très
particulières de vie où le corps est libéré de toutes
contraintes liées à la gravité et la perception visuelle
et sonore, modifiée. Dépassant petit à petit l'observation
purement scientifique des images qu'il redécouvre trois ans plus tard,
il nous livre en voix off les pensées très personnelles qui lui
viennent en contemplant les phénomènes géologiques de la
planète. On suit son regard ému qui s'affine et zoome à
la recherche de la vie des éléments, des analogies formelles et
des liens esthétiques entre le macroscopique et le microscopique. Parfois
le rêve se brise : on découvre que notre présence vue
de l'espace est insignifiante, seules nos destructions de l'environnement sont
visibles…
Le regard esthétique de Jean-Pierre Haigneré sur la Terre, son
expérience sont uniques dans l'histoire spatiale, elles nous ouvrent
l'opportunité d'une nouvelle prise de conscience de la fragilité
de notre planète et de notre place sur celle-ci en tant que « passager
terrestre ».
Note : Le DVD offre des compléments intéressants (49') avec,
en particulier, un captivant entretien avec Jean-Pierre Haigneré et une
amusante visite guidée de la Station Spatiale Internationale en orbite.
(Catherine Mathy, Dép. Fiction Documentaire)
Collection DES LIEUX POUR MÉMOIRE - DVD.
Durée : 49'.
DVD, en FR, AN.
EDITIONS MONTPARNASSE, 2001.
D'où viennent ces menhirs imposants (de quelques dizaines de kilos à
280 tonnes de granit) qui se dressent (de quelques mètres, à moins
d'un mètre de hauteur) et s'étendent, du plus grand au plus petit,
dans les prés, le long des rivages, sur des îles ou sous la mer ?
Quelles étaient leurs significations, comment les a-t-on redécouverts
au 18 e siècle, à l'époque contemporaine ? Qu'en pensent
les archéologues, que peuvent nous révéler les moyens d'investigations
modernes, les études anciennes, les légendes, la tradition, etc. ?
C'est ce que propose de nous dire, à la façon d'une histoire bien
racontée, ce film agréablement réalisé, présenté
et documenté, destiné à un public curieux. Les alignements
de Carnac furent conçus, il y a ± 8 000 ans (Grotte de Lascaux
± 18 000 ans av. J.-C.), par des peuples d'agriculteurs, éleveurs,
chasseurs, disposant d'une certaine aisance matérielle, connaissant une
structure sociale nourrie de pensées philosophiques et métaphysiques,
guidés peut-être par des « prêtres »
en des lieux de communion où se décryptait le mouvement des astres,
des saisons, où se décidaient les meilleurs moments pour s'unir,
enfanter, récolter, chasser. Les alignements de Carnac constituent, au
néolithique supérieur, la première architecture monumentale
du monde. À Gavrinis, île de Bretagne dans le golfe du Morbihan,
se trouve un monument mégalithique de huit mètres de haut recouvrant
un grand dolmen comprenant une cinquantaine de dalles ornées de gravures
« en empreintes digitales ». Un long couloir (14 m)
permet d'accéder à une chambre (chapelle, lieu funéraire ?).
Ce dolmen, selon les théories récentes, aurait été
une sorte de sanctuaire initiatique, dont le « myste »
devait décrypter les symboles au fur et à mesure de sa progression
vers la « cella » finale. Sur les dalles, l'organigramme
secret de la société : l'écusson environné
d'une abondance de traits préfigurant peut-être une divinité
couronnée de son aura; les crosses : l'autorité ; les doubles
« haches » : la foudre, le sexe féminin, un
soc de charrue ?; les encornures : le bétail ou un dieu agraire…
Bref une vision méditée de l'univers devant répondre aux
angoisses existentielles, représenter le peuple des hommes et les dieux
en une fusion émotionnelle faite de profane et de sacré.
Ce documentaire, aux textes soignés écrits par Jean Rouaud et
agrémentés d'une réalisation classique aux images évocatrices
jointes aux commentaires de spécialistes choisis (Yves Coppens…),
peut servir d'introduction sérieuse au sujet ou motiver une promenade
intelligente sur le site.
Dans la même collection : Des lieux pour mémoire.
Voir également : Carcassonne - DVD (
TS2411 ), Le Château d'If - DVD (
TS2413 ), Le Mont Saint-Michel – DVD (
TS2414 ), L'Abbaye de Cluny – DVD (
TS2415 ), Le Château de Bussy-Rabutin – DVD (
TS2416 ), Bibracte – DVD (
TS2417 ), La Forteresse de Salses – DVD (
TS2418 )
(Pierre Coppée, Charleroi)
VO HE st.FR. Durée :188'.
DVD ZONE 0,, en AR, HE, st. FR, AN, AL, IT, HE, AR.
MEDIATHEQUE DES TROIS MONDES, 2002.
VO HE st.FR. Durée : 85'.
DVD ZONE 0,, en AR, HE, st. FR, AN, AL, IT, HE, AR.
MEDIATHEQUE DES TROIS MONDES, 2002.
Eyal Sivan (Palestinien) et Michel Khleifi (Israélien) ont déjà
à leur effectif pas mal de documentaires et de fictions de qualité
sur les problèmes israélo-palestiniens, qu'il s'agisse de cohabitation
entre Juifs et Arabes ou du procès d'Adolf Eichmann (l'ancien chef de
la sécurité intérieure du Troisième Reich qui était
chargé de la déportation des Juifs).
É té 2002, ils décident de s'associer, de mettre leur regard
documentaire en commun et de parcourir une route qui sépare leur pays
en deux états ennemis. La route n'est pas choisie au hasard : ils
vont arpenter la route 181. Ce chiffre est le matricule de la résolution
de l'ONU de 1948 qui partageait la Palestine en un état juif, un état
arabe et une zone internationale pour Jérusalem et les lieux saints.
Une frontière virtuelle, un fil ténu qui part de l'extrême
sud pour aboutir à la frontière libanaise au nord du pays. Une
marque rouge sang sur une carte. Un partage qui ne mettra (jamais) personne
d'accord.
Munis d'une carte d'époque, ils vont partir à la recherche d'anciens
villages. En lieu et place, ils tombent la plupart du temps sur des lieux vides,
dépossédés de leur nom. Parfois il reste juste un amas
de pierres, seul souvenir du passé, une trace qui rappelle que le temps
et l'expropriation ont fait leur œuvre insidieusement. Parfois, ils doivent
faire face à une véritable ignorance de l'existence d'avant, ignorance
qui tourne même parfois au déni.
Cette traversée sera bien sûr aussi faite de rencontres, qui donneront
lieu a des moments de vie à peu près normaux pour les habitants,
mais ubuesques pour nous. La normalité n'a pas sa place dans un pays
en guerre.
Chaque instant de la vie est une épreuve, une confrontation. Que ce soit
lors d'une manifestation pacifique qui réunit les deux peuples, où
dans le simple fait de devoir passer par un check-point pour une raison ou l'autre
(pour se rendre à un mariage, pour son travail…). Ces postes-frontières
sont le théâtre d'un jeu du pouvoir que certains soldats prennent
un malin plaisir à exercer, un jeu de forces dont personne n'est dupe.
Certaines personnes font même des détours de plusieurs dizaines
de kilomètres pour éviter de se faire recaler au barrage.
Dans ce petit manège, une caméra n'est pas bienvenue. Un ordre
sempiternel est prononcé à chaque check-point par les gardes :
« ne filmez pas ». Cela devient une ritournelle, un leitmotiv.
Bravant l'interdit, les deux comparses continuent à filmer en cachette.
Alors on comprend le sens de cette interdiction : c'est l'absence de justificatif
valable pour refuser le droit de passage; il ne faut pas qu'il y ait de témoins
visuels de ces brimades aléatoires.
Tout au long du film, les deux réalisateurs gardent leurs réserves
et leur sang-froid, excepté à un moment où, devant l'insolence
d'un garde qui les appelle comme des chiens, un des deux craque et élève
la voix. S'ensuit un dialogue musclé avec le garde sur les raisons de
ses agissements. Cet incident nous permet de comprendre et d'imaginer le sort
quotidien des Palestiniens, ce qu'ils endurent à chaque passage journalier.
Et tout cela avec comme fond sonore le ballet incessant des avions de chasse.
On tombe dans ce que la philosophe Hannah Arendt appelle « la banalité
du mal », quand des gens « normaux » commettent
des actes minimes qui, au final, font grand mal. Beau cas d'école.
Le paysage porte lui aussi les stigmates du conflit, une maison détruite
à coups de canon ou de bulldozer, un mur interminable en construction,
véritable balafre qui coupe tout l'horizon.
Ce mur nous rappelle tristement et froidement l'existence d'un ancien mur qui
fut, lui aussi, érigé pour mieux séparer.
Cette route de la discorde se termine par une barrière, une de plus,
celle de la frontière avec le Liban. C'est la fin de ce fragment de voyage
qui est pour les auteurs, un véritable acte de foi cinématographique,
une aventure humaine, une écoute attentive de l'autre, de ceux à
qui on ne donne jamais la parole.
On en sort bouleversé, mais avec une vision plus claire du quotidien
de ce pays divisé, où les frontières ne sont pas seulement
sur terre, faites de barrages et de barbelés, mais aussi dans chacun
de nous, dans l'inconscient, faites de cynisme et de préjugés.
Ce film est la preuve que la collaboration entre un Israélien et un Palestinien
peut aboutir à autre chose qu'à une guerre inutile, qu'un dialogue
et une vision commune sont possibles. Voilà déjà une bonne
raison de visionner ce documentaire.
Filmographie :
Référence incorrecte (Attention aux espaces !)
Référence incorrecte (Attention aux espaces !)
DOC & CO, 1990.
N/B.
DVD, en HE, AL, AN, st. FR, AN.
EDITIONS MONTPARNASSE, 1999.
Référence incorrecte (Attention aux espaces !)
Documentaire :
Référence incorrecte (Attention aux espaces !)
Fiction :
VO AR st.F/N. Durée :105'.
CNC VIDEO / ART FILM, 1989, Belgique, Palestine.
VO AR st.F/N. Durée :105'.
CNC VIDEO / ART FILM, 1995, Belgique, Palestine, Grande-Bretagne.
VO AR st.F/N. Durée :116'.
CNC VIDEO / ART FILM, 1987, Belgique, France, Palestine.
(Thierry Moutoy, Uccle)
" Le Discobus 3 n'a pu circuler ce dimanche 12/2 et est en réparation ce lundi 13/2 : pas de stationnement à Ath, Antoing, Leuze et probablement Mouscron . .
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