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SÉLECTION DU MOIS DE MAI 2007

 

CHRONIQUES

 

OKAMI - PS2 - SZ2067

Cédérom, langue FR. Contient un livret.
ELECTRONIC ARTS, 2007.

Où emprunter, détails...

Le domaine du jeu vidéo souffre d’un manque vital et crucial d’imagination. On ressasse sans cesse les mêmes thèmes, les mêmes backgrounds. On nous sert des adaptations insipides de films et séries télévisées à la pelle sans supplément d’âme ni originalité. À de rares exceptions, jouer devient un ennui mortel, ce qui est le comble pour un média de divertissement.
Heureusement que de véritables créateurs existent encore et osent sortir des sentiers battus.
Hideki Kamiya en fait partie. Derrière ce nom, se cache le père fondateur des jeux Devil May Cry (SZ1009), Resident Evil 2 et Viewtiful Joe (SX1038). Des titres qui ont fait date dans le domaine du jeu. Okami, sa dernière création, est bien partie pour être une future référence incontournable.
Kamiya utilise comme point de départ de son conte interactif une légende japonaise, celle d’un combat dantesque entre Orochi, le démon à huit têtes de dragons et le vaillant guerrier Nagi aidé par Shiranui, un loup blanc, digne représentant des dieux. Le démon fut vaincu et son âme enfermée dans une grotte scellée avec l’épée de Nagi. Le mal étant repoussé, le monde put vivre paisiblement pendant un siècle.
Jusqu’au jour où une mystérieuse ombre délivra le démon en s’emparant de l’épée magique. Les ténèbres firent leur retour et se répandirent sous la forme d’un sombre brouillard.
Mais les dieux ne restèrent pas les bras croisés. Pour contrer ce mal ancestral, ils réincarnèrent Amaterasu, le dieu-loup au pelage immaculé.
Mais un demi-dieu ne fait pas le poids contre un dragon muni de huit cerveaux. Et donc pour avoir une chance de sortir gagnant du duel apocalyptique final, notre brave demi-portion de dieu va partir quémander l’aide de treize divinités du panthéon shintoïste.
Chacune d’elles lui permettra de maîtriser une technique particulière de peinture, car la calligraphie joue un rôle prépondérant dans ce jeu, l’épée étant remplacée par un pinceau céleste.
Cette arme de création massive permettra d’interagir avec l’environnement. Un trait particulier fera apparaître un pont, un autre fera pousser la végétation; badigeonner un mur vous permettra de le faire exploser… et bien d’autres joyeusetés créatives sont au menu.
La prise en main du jeu est à la fois facile et agréable.
La durée de vie du jeu est assez conséquente grâce aux multiples sous-missions à effectuer.
Au final Okami est une véritable estampe interactive aussi déroutante que charmante, teintée de poésie; une sorte de petit cousin de Zelda (SX2800) (autre jeu à l’univers onirique très réputé). Dépaysement garanti
Thierry Moutoy
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