Partir à l’aventure, ce n’est pas seulement admirer des paysages exotiques et insolites, c’est aussi explorer des territoires insoupçonnés, découvrir des mondes singulièrement beaux et s’imprégner de coutumes énigmatiques. Au point de quitter ses attaches pour prendre l’air, rompre net avec l’immobilité et la routine du quotidien. Selon Jacques Lacarrière, une expédition « c’est le contraire du tourisme. Le tourisme, on reste un voyeur superficiel et étranger. Là, on vit le voyage, on le risque dans tous les sens du terme. À la limite, on pourrait ne pas en revenir ». En réalité, le bourlingueur doit être capable de se mettre en danger pour vivre une expédition surprenante. La témérité et la débrouillardise font partie de son caractère. Cette conduite est précieuse pour saisir un lieu, un individu ou bien soi-même.
« Il peut y avoir ce besoin de mise en place d’une expérience vécue quelque fois dans la hâte. Un besoin de mise en forme, d’explication. Il peut y avoir le besoin de faire partager au lecteur un plaisir ou un amusement, ou on peut aller beaucoup plus loin, un émerveillement ou une illumination qu’on a brièvement ressenti ». De même que Nicolas Bouvier, certains voyageurs se muent en écrivains, ou inversement. Qu’elles soient narrées sous forme réaliste ou fictionnelle, les chroniques de voyage de certains écrivains classiques (Rimbaud, Stevenson, Verne…) ont influencé quantité de nomades-écrivains de notre temps (Bouvier, Lacarrière, Velter, Cendrars, Kerouac…). Ces derniers considèrent leurs odyssées comme un fil conducteur littéraire.
Écoutez leurs fascinants récits. Laissez-vous entraîner dans des voyages où savoir et observations sont gracieusement rapportés. Aurez-vous peut-être la bougeotte après cela !
Iris Dos santos
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