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Acquisitions de janvier 2004

HADZAS, BUSHMEN DE TANZANIE - MM4076

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Pochette MM4076.

BUDA MUSIQUE, 1999-2000.

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Ce double CD est certainement un événement et ce, à divers titres. D’abord parce que l’ethnie Hadza n’est représentée sur aucun disque compact. Parce que ce groupe humain n’est jamais cité nulle part. Parce que les Hadzas ne comptent plus qu’un millier d’individus en danger pour toutes sortes de raisons : climatiques, sociales, économiques, politiques... Ensuite parce que quand on prétend s’intéresser aux musiques du monde, il faut écouter ces musiques premières, essentielles, traces indélébiles de l’histoire des musiques de l’humanité, de l’histoire des expressions liées à la vie. Les musiques du monde, c’est d’abord et avant tout ce que vous pouvez écouter sur ce double disque. À savoir une langue qui, demain peut-être, ne sera plus parlée à la surface de la terre, des chants qui racontent la vie, tantôt anecdotiques, tantôt visionnaires, dénonciateurs; des instruments comme la malimba, petite sanza, et le zézé, arc à une corde joué avec archet. Puis, dans un élan nocturne vers le monde des esprits, une sorte de transe s’installe au rythme des chants polyphoniques ‘responsoriels’. Et le temps s’arrête, éternel, immuable, porté par une musique à mille autres pareille dans ses fonctions et pourtant totalement unique, vraie, indépendante.
(Étienne Bours, dépt. Musique)

CHANTS SACRES DE NUBIE ET DE KORDOFAN - MM3688

AL-MÂHÎ & AL-BURA'Î (ENSEMBLES)

INSTITUT DU MONDE ARABE COMPAC, 2002.

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Madih, poème religieux qui doit son nom au verbe madaha : louer. C’est devenu, petit à petit, un corpus religieux essentiel qui s’est probablement diffusé à
partir de l’Égypte ou du Yémen. Il s’agit de rendre louange à Dieu en chantant des poèmes d’inspiration tant populaire que classique et en s’accompagnant, généralement du moins, au tambour sur cadre. C’est une expression de la foi typique du soufisme que perpétuent des familles, sortes de dynasties qui transmettent cette tradition de génération à génération. Le chant se fait en groupe, mené par un leader auquel répondent les autres tandis que les tambours donnent le rythme. On est certes proche d’autres expressions du soufisme et des différentes quêtes d’union avec Dieu par le chant et l’extase musicale, mais on est cependant dans une tradition bien spécifique qui mérite nombre d’auditions comparées avec les autres pratiques du soufisme.
(Étienne Bours, dépt. Musique)

RADIO BAKONGO - MI5170

BATATA Y SU RUMBA PALENQUERA

NETWORK MEDIEN, 2003.

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Ça se passe sur les côtes de Colombie, ça s’appelle champeta ou champeta criolla, c’est une musique afro-colombienne née récemment dans les régions qui
furent peuplées par les villages des marrons, esclaves en fuite. La champeta est une sauce (salsa) locale, un soukous latin, un calypso africain. C’est une musique qui trahit le siècle des vitesses et la rapidité d’échanges transatlantiques entre les nouveaux courants africains et afro-américains. Musique moderne et exploitée comme telle, la champeta n’en reste pas moins l’expression d’une population précise, d’une vie, d’une culture, d’une partie d’un pays délirant. Il y le fantôme de Féla, l’esprit du grand Kallé, un souffle vaudou, des envolées cubaines, un peu de highlife, un zeste de merengue... et pourtant une sacrée originalité dans cette musique. Les musiciens de Batata vous feront aimer la champeta.
(Etienne Bours, dépt. Musique)