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Sélections du mois de novembre 2005


Gros plan sur...


JOUBRAN (TRIO)

RANDANA - MY5766

Pochette MY5766.

WORLD VILLAGE, 2005.

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Extraits sonores
  • Extrait (format MP3) Hawas
  • Extrait (format MP3) Ahwak

Il faut le dire, j'attendais cet album avec impatience. L'album précédent ( Tamaas - MY5765 ) m'avait séduite, le concert au Zuiderpershuis m'avait envoûtée. Je m'attendais à un nouveau petit miracle : je suis impressionnée.
C'est incontestable, le oud est un instrument qui permet d'exprimer superbement un large éventail de sentiments. Et les frères Joubran savent y faire : voguant entre classicisme, tradition, composition et improvisation, les émotions sont exprimées avec intensité.
Si le premier album, interprété par les deux frères aînés, était en majeure partie composé de maqamat (mode mélodique de la musique classique arabe), entrecoupés de taqsim (partie instrumentale improvisée permettant de développer le maqam et d'en explorer les possibilités), les morceaux du deuxième album sont, pour la plupart, composés par les trois oudistes. La seule plage qui ne soit pas une création ( Ahwak ) est une chanson de Mohamed Abdel Wahab. Enregistrée en live à Ramallah, elle tranche avec les ambiances plus « classiques » des compositions inspirées par la tradition arabe et clôture un album qui, à mon sens, est un des plus beaux de l'année.
(Isabelle Delaby, Woluwe-Saint-Pierre)

Virginia RODRIGUES

MARES PROFUNDOS - MI0667

EDGE MUSIC, 2003.

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Après Sol Negro et Nos, Virginia Rodrigues nous revient avec Mares Profundos. Pour cet opus, elle s'essaie aux reprises, et non des moindres, puisqu'elle habille de sa voix grave les classiques des années soixante du poète Vinicius de Moraes et du guitariste Baden Powell. Issue de la culture afro-brésilienne, Virginia Rodrigues se sent particulièrement proche du répertoire afro-samba. Mieux que quiconque, elle nous sert sur un plateau d'or onze morceaux réellement touchants. Pas étonnant que Gaetano Veloso soit tombé sous le charme après l'avoir entendue. Subjugué par cette voix particulière, comparée à celle d'un ange, il l'aide à réaliser son premier album. Mentor de la dame, il n'hésite pas à l'accompagner sur l'un ou l'autre morceau. Cette belle histoire a démarré en 1996 et depuis, la diva continue son petit bonhomme de chemin. Au début de sa carrière, elle se reconnaissait trois handicaps : pauvre, noire et femme. Maintenant artiste reconnue, elle est simplement une étoile qui brille au firmament des meilleures chanteuses brésiliennes.
(Magda Ettalibi, Charleroi)