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Sélection du mois de septembre 2006

 


LES CD DU MOIS

 

ARTURO EN EL BARCO

MUSIC FOR STUDENTS AND THEIR FRIENDS - XA748N

Pochette XA748N.

CARTE POSTALE RECORDS, 2005.

Où emprunter, détails...

Extraits sonores
  • Extrait (format MP3) Beth Dorris
  • Extrait (format MP3) Candy Tucker
  • Extrait (format MP3) Kyle Parker
  • Extrait (format MP3) Raymond Dotson
  • Extrait (format MP3) Barbara Kelm
  • Extrait (format MP3) Candy Tucker
  • Extrait (format MP3) Candy Tucker (Phasmid remix)
  • Extrait (format MP3) Hello Beth (Balún remix)
  • Extrait (format MP3) Bye Candy (Tape remix)
  • Extrait (format MP3) Beth Dorris (Text adventure rmx)

Arturo En El Barco est le projet d'une soliste portoricaine Angélica Negrón remarquée par le label Carte Postale sur le « net label » autrichien Observary Online dédié principalement à des musiques électroniques et expérimentales. Les artistes sont des proches de la structure qui permet des téléchargements gratuits à des fins privées et non commerciales.
Carte Postale est un petit label indépendant fondé en 2003 à Namur comptant dans son répertoire des productions à caractère électronica/post-rock/pop, etc. La démarche du label relève d'une forme de 'do it yourself' assurant l'édition de disques, leur distribution sur les territoires français et du Benelux (Cod&s Distribution), ainsi que l'organisation d'événements et de concerts à Bruxelles et en Wallonie.
Le travail d’Angélica Negrón est, selon ses dires, une musique pour étudiants fatigués... une musique plongeant l'auditeur dans la nostalgie des années estudiantines. Les titres du CD portent des noms de personnes : Beth Dorris, Raymond Dotson, Kyle Parker. Des personnes prématurément disparues ou simplement soustraites au regard ? Nul ne le sait. Mystère! Rubrique nécrologique ? Des personnes qui se sont vues imposer l'éloignement de l'innocence ? Cette forme de bande virtuelle exploite une tendance électroacoustique et est bercée par les sons graves d'un piano omniprésent. Les premiers morceaux sont du type ambient (Brian Eno). Plus tard, elle s'exprime dans l'exercice de la harpe, du violon, de l'accordéon, étoffant ainsi l'habillage musical. Arturo En El Barco ne semble pas être en guerre ou dénoncer quoi que ce soit. La formation propose une forme de flânerie, une lente déambulation, une paresse. Elle exhibe une dose de mutisme. Tout est instrumental avec malgré tout ici et là des voix murmurées très très lointaines, mais jamais compréhensibles. La liberté est plutôt vécue par l'auditeur qui, les yeux clos, pourra jouir du défilement d'un film intérieur.
AB

 

Brian ENO WITH DAVID BYRNE

MY LIFE IN THE BUSH OF GHOSTS - XE550J

Pochette XE550J.

EMI, 1981. Enregistrement 1979-1980.

Où emprunter, détails...

Extraits sonores
  • Extrait (format MP3) America is waiting
  • Extrait (format MP3) mea culpa
  • Extrait (format MP3) Regiment
  • Extrait (format MP3) Help me somebody
  • Extrait (format MP3) The jezebel spirit
  • Extrait (format MP3) Very, very hungry
  • Extrait (format MP3) Moonlight in glory
  • Extrait (format MP3) The carrier
  • Extrait (format MP3) A secret life
  • Extrait (format MP3) Come with us
  • Extrait (format MP3) Mountain of needles
  • Extrait (format MP3) Pitch of voltage
  • Extrait (format MP3) Two against three
  • Extrait (format MP3) Vocal outtakes
  • Extrait (format MP3) New feet
  • Extrait (format MP3) Defiant
  • Extrait (format MP3) Number 8 mix
  • Extrait (format MP3) Solo guitar with tin foil
Descripteurs, mots-clés

DISCOGRAPHIE DE BASE  / CLES DU ROCK  / *CURIOSO+ 2011 MARS  / *C+ HYBRIDATION

1979-1980, un jaillissement improbable de sons. Une combinaison inédite de choses connues. C’était hallucinant. Un appel excitant sous la forme d’une puissante émulsion de sons samplés, guitare électrique et percussion. En furie incantatoire ou en langueur obsédante, en ivresse solaire ou en éclats malsains. Ça affolait l’oreille comme la clameur sauvage, irrépressible, démente, de la forêt vierge. Une musique pleine de vapeurs, de brouillards maléfiques et magnétiques, grouillante d’ombres et de voix venues d’autres dimensions. Ombres et voix peuplant les ondes infraréelles. Voix de prophètes, incantations, prêches enflammés, exhortations aux démons, formules de malédictions, sermons exorcistes, hymnes sensuels damnés et lamentations lubriques. Invitations codées à sortir de sa cage. Toute une Afrique fantôme, ancestrale et actuelle. Vision d’une modernité rationnelle rongée par l’appel des pratiques magiques. Basculement dans la soif d’envoûtements. Touffeur torride des samples et cordes de guitares qui crachent des serpents, électriques et lascifs, lanceurs de sorts ! Cette exubérance juvénile à la Talking Heads qui avait su capter autrement, au-delà du cliché, les pulsions africaines. Une manière nouvelle de croiser musicalement le continent noir. À l’opposé de la « world » qui simplifiera l’Afrique au niveau d’une sono pour kermesses mondialisées.
Un album qui faisait date, aussi, quant à son utilisation de l’électronique, à placer dans une histoire où l’on croise Pierre Schaeffer, John Cage, Steve Reich, Stockhausen… C’est bouillant, explosif et en même temps très étudié, intelligent. Magnifiquement exécuté, précis, avec un dandysme brillant ! Il me semble que ça n’a pas pris beaucoup de rides ! (Les plages inédites apportent tout au plus un éclairage sur le « faire », sinon elles relèvent plus de l’anecdotique).
PH