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Sélection du mois de janvier 2006

 

Alasdair ROBERTS

NO EARTHLY MAN - XR684C

DRAG CITY.

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À l'Écosse sont souvent associées des images d'hommes en kilt, avec cornemuse, un bon whisky pur malt, le monstre du Loch Ness… Rien de tout cela ici. Pourtant, ces huit chansons sont issues du répertoire traditionnel écossais, réapproprié par un musicien au talent fou (ex-Appendix Out) et habillé par des arrangements pointilleux (dulcimer, violon, piano, flûte, violoncelle, claviers, guitare…), qui plus est, produit par Will Oldham ! Une ballade intemporelle qui vous prend à la gorge !
LC

Sufjan STEVENS

ILLINOIS - XS781G

ROUGH TRADE, 2005. Enregistrement 2004-2005.

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L'Illinois, cette-fois, passé au filtre de l'imagination torrentielle d'un génie, imbriquant mélodies pop, jazz, folk incroyables, marching bands à la Souza, textes mordants et drôles et autres trouvailles sonores, dans un kaléidoscope à donner le tournis ! Vu l'histoire souvent imposante des différents États qui composent l'Amérique, on ne peut que guetter avec impatience la suite des aventures de ce chantre démoniaque !

LC

Dan GEESIN

GREEN - XG175T

THAT DAMN!, 2005.

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Un objet-disque, réalisé par un musicien et artiste hollandais. Surréaliste, humoristique, mordante, acide, inclassable, fraîche, inspirée, décalée, cette œuvre chantée avec passion et d'une sincérité désarmante, accompagnée magnifiquement à l'harmonium, comblera les amateurs d'O.V.N.I., déroutera le mélomane averti, fera grincer les dents ou hausser les épaules, bref ne laissera pas indifférent ! Recommandé !
LC

Richard YOUNGS

THE NAÏVE SHAMAN - XY766L

JAGJAGUWAR, 2005.

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Actif depuis le début des années 90 et présent sur plus de vingt titres figurant dans les collections de la Médiathèque, le Britannique Richard Youngs construit une œuvre dédiée à l'introspection en empruntant à l'idiome folk, au psychédélisme et à la musique répétitive. The Naïve Shaman présente Youngs en mode incantatoire sur une trame sonore constituée d'une superposition lâche d'instruments mis en boucles. Chaque piste (percussions, guitare électrique acide, voix de tête, nappes électroniques) progresse sur un même terrain commun, vaste et libre, de sorte que l'on peut visualiser la musique résultante comme un diagramme, où chaque instrument varie en intensité en apparente indépendance. Ce procédé trouve son point d'orgue sur Summer's Edge II , d'une durée de quinze minutes, qui rampe, ondoie et finit par palpiter dans un effet stroboscopique.
Richard Youngs a réalisé cet album seul et, comme toujours avec lui, il en émane à la fois un prenant sentiment d'isolation et la sensation d'entrer en contact avec le rythme secret, chargé de significations, de la vie qui s'écoule.
JGM

DRONE

Depuis l'apparition de groupes tels que Sunn o))), Khanate et Asva, le terme drone est abondamment cité dans un cercle s'élargissant sans cesse.
Mais de quoi s'agit-il ? Un peu d'histoire ancienne (et aussi plus récente) nous fera relativiser l'aspect « neuf » du « phénomène ».

La traduction française du terme drone est « bourdon ».
À l'époque médiévale, il désigne les voix de basse ou de ténor d'un chant polyphonique (bourdon et faux-bourdon : voix de soutien).
L'appellation bourdon est utilisée également pour des musiques instrumentales développant un phénomène acoustique produit par un son grave. Le bourdon est un son très stable et continu sur lequel s'articulent d'autres sonorités variables.
Les instruments le produisant sont la cornemuse, la viole de gambe, des orgues...

Si l'on s'accorde pour valider cette définition du drone, il est aisé et autorisé d'inclure des œuvres plus récentes de la seconde moitié du XX e siècle telles que Four Violins de Tony Conrad (quatre violons produisant un long bourdon agressif et primitif), Music On A Long Thin Wire d'Alvin Lucier, LaMonte Young et son Theatre of Eternal Music, Metal Machine Music de Lou Reed ainsi que des travaux de Charlemagne Palestine, Rhys Chatham, Glenn Branca, Phill Niblock, Terry Riley, David Behrman, Spacemen 3, Roy Montgomery, Flying Saucer Attack, etc.

Le drone est une notion ancienne. Les groupes pratiquant le drone piochent dans le doom (heavy metal ralenti à son maximum), la musique industrielle, des formes d'ambient. Ils produisent des morceaux hyper-lents, accordés très très bas. Le volume est « assourdissant ». Le drone bouscule l'académisme et le conservatisme du metal rock. Metal extrême et d'avant-garde. Le drone fait appel à des harmoniques qui permettent à l'auditeur de concevoir des sons non produits. Un cinéma terrifiant pour l'oreille. La musique tient souvent sur une seule note qui s'étend pendant de longues minutes. L'expérience est tout aussi physique que musicale. Un mur du son d'une intensité rarement égalée.

 

DISCOGRAPHIE DRONE :


Sunn o)))
: XS928X , XS929F , XS929I , XS932D , XS932E

Khanate : XK273K , XS273L , XS273O

Burning Witch : XB948G

Lotus Eaters : XL801V

Thorr's Hammer : XT445N

Teeth of lions rule the divine : XT206H

Boris : XB720U , XB720V , XB720X , XB720Y

Earth : XE014A , XE014B , XE014C , XE014D , XE014E , XE014F , XE014G , XE014H

Sleeper : XS487I

Thrones : XT481N

Goatsnake : XG432H , XG432I , XG432J

Asva : XA829M