NIBLICK, 2003.
À vingt et un ans, ce jeune « songwriter » anglais
rentre dans la cour des grands, avec cet album où il réarrange
de grandes chansons traditionnelles de son pays. Poussant l'audace jusqu'à
leur greffer des courbes électroniques, le troubadour des temps modernes
réussit le pari de « dépoussiérer »
un répertoire éprouvé (histoires d'amour éternelles,
la perte d'un être cher, les voyages…) leur offre une seconde vie
grâce à un talent évident et de chanteur (une voix troublante)
et de musicien (guitares, piano, percussions, programming…). Remarqué
par la BBC et la communauté folk, il vient de recevoir un Grammy et Richard
Thompson vient de l'embarquer dans sa nouvelle tournée !
(Lionel Charlier, Seraing)
CONSTELLATION RECORDS, 2004. Enregistrement 2003.
Une voix prenante, mi-Pj Harvey, mi-Diamanda Galas, qui murmure ou hurle, crache
son désespoir, avec intensité, (pour)suivie par des accords de
guitares douloureux, malades, des frémissements de percussions…
La fuite du bonheur, du temps, espoirs perdus, ciels de pénombre, masses
nuageuses, orage qui gronde, bourrasques de vent humide, l'éclaircie
tarde à venir, mais est peut-être au bout de ces corridors de métro
londoniens malfamés…
Le périple est inquiétant certes, mais à nul autre
pareil, aussi cathartique, s'accroche aux tripes, vrille l'inconscient, longtemps !
Disque « noir » du mois !
(Lionel Charlier, Seraing)
KITTY-YO, 2004.
Une fois placé sur orbite, le satellite finlandais trace sa route vers
les étoiles et entraîne dans son sillage une myriade de comètes
jazz luminescentes, dont l'éclat se reflète sur l'entièreté
de la galaxie… Devenu un peu le « Sun Ra » du XXI
e siècle, Jimi Tenor place une nouvelle fois la barre très haut
(avec un bon télescope, on doit pouvoir l'apercevoir !), avec cette
odyssée intergalactique qui marque la suprématie des cuivres et
surtout de son commandant ! Cap vers l'immensité !
(Lionel Charlier, Seraing)
V2 RECORDS, 2004.
Alors que l'on redécouvre des inédits de Nick Drake et que la
plupart des jeunes songwriters actuels s'en réclament, voici un nouveau
cas d'école. Jeune, belle gueule, mais surtout déjà très
mature musicalement et doté d'une fine plume qui donne lieu à
des textes expressifs, pleins de nostalgie, Josh Ritter possède de plus
une voix délicatement plaintive qui permet à ses mélodies
idylliques et fragiles de sonner juste et de séduire même le plus
retors des blasés ! À suivre !
(Lionel Charlier, Seraing)
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