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Max Richter

 

L’art de la discrétion

Max Richter

Son nom ne vous dit peut-être rien, et pourtant, ce jeune musicien et compositeur d’origine allemande qui vit en Grande-Bretagne depuis l’enfance est en passe de devenir l’un des noms incontournables de la musique contemporaine.

Après des études de composition et de piano à l’Université d’Édimbourg et à la Royal Academy of Music de Londres, il complète sa formation auprès de Luciano Berio à Florence avant de fonder avec cinq autres pianistes l’ensemble de musique contemporaine piano circus en 1989.
Max Richter quitte l’ensemble dix ans plus tard, après cinq albums et de nombreuses collaborations de très haut vol (Brian Eno, Arvo Pärt, Steve Reich, Terry Riley…) pour s’essayer à d’autres genres musicaux. Ainsi, il travaillera pendant deux ans avec The Future Sound of London aux albums « Dead Cities » (1996) et « The Isness » (enregistré entre 1997 et 2001, paru en 2002), de même qu’avec Roni Size & Reprazent sur l’album « In The Mode » (2000) dont Max Richter signera les orchestrations.

En 2002, son premier album solo voit le jour : « Memoryhouse » sera l’une des premières sorties du label Late Junction lancé par la très sérieuse BBC. S’articulant autour d’un thème de base, les compositions interprétées par Max Richter et le BBC Philharmonic Orchestra jettent des ponts entre tradition et modernité, à l’image de ce compositeur qui apprécie autant les œuvres de Bach que celles de Kraftwerk.

Max Richter

Max Richter s’étant intéressé très tôt aux technologies modernes, il y a trouvé des outils de composition complémentaires à la démarche « classique ». Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si peu de temps après, il signe sur un label bien connu des amateurs d’expérimentations calmes et tranquilles : Fat Cat Records, foyer sonore d’Animal Collective, Sylvain Chauveau, Múm, Sigur Rós ou encore To Rococo Rot.
Max Richter y trouvera une réelle famille musicale et sortira « The Blue Notebooks » en 2004. Avec le soutien d’un quintette à cordes et de la comédienne Tilda Swinton, le pianiste revisite le thème de l’angoisse à travers des textes de Franz Kafka et Czseslaw Milosz. Ces assemblages minimalistes de cordes, de spoken words et d’électronique deviendront une marque de fabrique pour le jeune compositeur, qui remettra le couvert en 2006 avec « Songs From Before », troisième album auquel Robert Wyatt prête sa voix sur des textes de Haruki Murakami.

Entre-temps, Max Richter aura produit l’album « Lookaftering » de Vashti Bunyan. Un album très attendu qui marquera le grand retour à la musique de cette « songwritress », après 35 années d’absence.

Depuis, Max Richter n’a pas chômé puisque, non content d’avoir signé les bandes originales de trois longs métrages («Valse avec Bachir» d’Ari Folman – voir ci-dessous –, « Nadzieja » de Stanislaw Mucha et « Henry May Long » de Randy Sharp), il vient également de sortir un nouvel album chez Fat Cat, « 24 Postcards In Full Colour », regroupement de 24 miniatures musicales originales inspirées des sonneries de GSM.

Catherine Thieron

 

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