Suite à un vote, nous avons établi un classement des albums préférés des responsables de la collection Rock, Pop, Electro de nos différentes médiathèques.
Sur une dizaine de participants il y a 113 disques différents recensés et seulement onze de ces disques ont obtenu plus d‘une voix. Parmi ceux-ci seul trois d’entres-eux (Connan Mockasin, Metronomy et Baxter Dury) ont obtenus trois voix chacun et les huit autres, deux voix.
Néo-zélandais. Pop un peu de traviole, guitare saoule, on frôle aussi la bossa par moments ou le psyché. Un disque étonnant et onirique. (BM)
Troisième album du songwriter anglais Baxter Dury, Happy Soup est le disque le plus homogène de son auteur. Sans atteindre le transcendant joyau au mellotron « Oscar Brown » de son premier opus, Baxter (fils du grand Ian) arrive avec une certaine élégance et un savoir-faire Pop à être convaincant sur les dix chansons du disque produit ici par Craig Silvey (Arcade Fire, Arctic Monkeys, Portishead). (DM)
Deuxième album du groupe anglais, electro pop bien plus subtile que le disque précédent. Un disque de l’été ? Assurément. (BM)
Album enregistré dans une église du XIXème siècle. Son équipe intègre les incontournables Mick Harvey et John Parish. Un album concept s'attaquant à l'Angleterre qui s'inspire en partie de textes d'écrivains pour livrer sa vision très contemporaine de son pays.
Josh T. Pearson est un musicien texan ancien membre du groupe Lift To Experience. Album solo enregistré rapidement en deux nuits à Berlin. Un album solo de folk sombre, sous la forme d'un titre long et triste, sur la vie, la culpabilité chrétienne et tous ceux qui sont en marge. (AB)
Depuis la disparition du pseudonyme « Smog », Bill Callahan semble comme libéré d'un poids qui l'empêchait de montrer toute l'étendue de son talent. Les albums de Smog atteignaient des sommets sans lendemain, comme une fin sans espoir de retour. Comme un sentiment d'inquiétude à chaque nouvel opus écouté avec la peur de ne plus jamais le réentendre. Débarrassé de ses vilains cauchemars Bill Callahan livre ici sept chansons parmi les plus réussies et les plus tendues de sa deuxième carrière (3ème album sans Smog). Une mise à nu, une révélation en un mot, l'Apocalypse. (DM)
Cat's Eyes, c'est la rencontre entre Faris Badwan, leader énigmatique de The Horrors, et Rachel Zeffira, soprano canadienne. Le résultat musical est tout simplement époustoufflant et assez bluffant compte tenu de la courte durée de cet album (28 minutes) mais après tout Histoire de Melody Nelson ne durait pas plus longtemps et ça ne gène pas grand monde. Chaque seconde de ce disque est une offrande faite à la musique pop. Les arrangements classiques servent de contre-point idéal aux envolées tantôt cinématographiques à la Morricone/Barry tantôt proche d'une production audacieuse à la Broadcast. Angelo Badalamenti et Lee Hazlewood auraient pu tout aussi bien produire ce disque totalement insaisissable et ovniesque. (DM)
Franchir le seuil de ce disque, c’est un peu comme mener une enquête où la collecte minutieuse des indices et les filatures incessantes ne conduisent qu’à épaissir le voile déjà bien trouble du mystère d’un personnage, qui malgré nos efforts, maintient fermement la distance. « Bad Ritual » a bien le déhanché branque d’une « croonitude » éplorée de vieux tripot clandestin, mais ici tout flotte (les chœurs, les violons, les accords de piano suspendus) comme si la pesanteur n’avait plus cours. Et l’intermède « Obelisk » d’y ajouter un soupçon d’inconfort diffus avec martèlements rythmiques de chiourme et nuées de cordes glacées. En sus, une note contemporaine du même ordre, vaguement cinématographique, mais travaillée par l’idée d’un instant présent étiré à l’envi, clôt cet album (« Souvenirs »). Entre-temps (« Creep On Creepin », le titre), une guitare ensoleillée et une paire de cuivres auront prodigué quelques rais d’un optimise circonspect. Car même si on a l’impression de comprendre les paroles de Taylor Kirk, on n’est jamais très certain d’en décrypter le sens, et ce, même si le refrain de « Black Water » paraît lumineux : « All I Need Is Some Sunshine… ». Cet amalgame de sentiments contradictoires mélangés, on l’a déjà éprouvé, par exemple, à la vision de la série Twin Peaks. D’ailleurs dès « Woman », les comparaisons de scénarios imaginaires titillent l’esprit. Richard Hawley jouant au laborantin d’une expérience musico-temporelle transversale (« Woman » et son crescendo jazzy cuivré), Leonard Cohen (re)goûtant à la fontaine de jouvence (« Too Old To Die Young »), Angelo Badalamenti taquinant le démon de midi de ses amours perdues par quelques rengaines de son cru. (YH)
On pensait à tort que les travaux solos de Mick Harvey (membre des Bad Seeds de Nick Cave et accompagnateur de luxe de la chanteuse PJ Harvey) se résumaient à deux disques de reprises stylées de Serge Gainsbourg et une poignée d'autres albums, certes honorables et mais loin d'être mémorables. Il faut croire que « Sketches from the Book of the Dead » risque fort de changer la donne. Tout ici est calme, grave et sobrement arrangé, les compositions sont d'une rare intensité. On sent clairement l'influence du chef-d'oeuvre « Trulove's Gutter » de Richard Hawley qui devient une référence incontournable en matière de songwriting classieux et sophistiqué. (DM)
Duo Berlinois de musique electronique composé de Gernot bronsert et de Sebastian Szary, Modeselektor est actif dans le milieu électronique depuis la fin des années nonantes. Ils ont collaboré avec de nombreux artistes (TTC, Puppetmastaz, Thom Yorke, pour n'en citer que quelques uns), se renouvelant à chaque fois et se frottant à des styles divers. En 2009, avec leur compatriote Apparat, ils créent un trio sur l'album Moderat [XM680A], disque sur lequel leur musique s'adoucit et sonne plus trip hop et downtempo.
Sur leur troisième véritable album, Monkeytown (nom de leur label), en s 'offrant la participation de pointures ( Busdriver, Thom Yorke, Otto Von Schirach, PVT, Anti Pop Consortium..) les teutons nous livrent un disque mêlant hip hop, distortion maîtrisée et beats saccadés et planants.
[I.K]
TKOL RMX 1234567 est une commande de remixes des titres de l'album The King of Limbs par des artistes savamment choisis par leurs soins. Montrant encore une fois leur attachement à l'objet, les morceaux ont été dévoilés au fil des semaines sous forme d'EP's en vinyle avant d'apparaître sur cette compilation. Le groupe s'est offert un casting de choix, à son image, alternant les grands noms de l'électro faisant office de modèles et de mentors (Modeselektor en tête), les personnalités débordantes de talent (Caribou, Four Tet ou encore Jamie XX) et ceux en devenir (SBTRKTpar exemple).
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