Interprètes dont le nom commence par :
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j -k -l -m -n -o -p -q -
r -s -t -
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Titres commençant par :
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i -
j -k -
l -m -n -o -p -q -
r -s -t -u -v -w -
x -
y -
z -
CRASH DISQUES, 2011.
Après plus de 10 ans d'existence et une tournée avec l'illustre Lauren Aitken, les 100G de Têtes nous proposent un nouvel album, "Good Stuff !". Naviguant entre rocksteady, ska, reggae et légères touches punk, cette galette s'inscrit dans la plus pure tradition roots et alternative. Les 100G possèdent un réel talent qui fait de ce "Good Stuff !" complètement autoproduit un disque franchement recommandable lorsque le soleil pointe le bout de son nez ! (AM)
CINQ 7, 2012.
Sur son neuvième album, Dominique A, papa du minimalisme en France, propose treize morceaux très arrangés et parfois grandiloquents. Les cuivres et vents se croisent sur ces compositions moins exigeantes et plus lumineuses que par le passé, lorgnant même vers le rock de stade par instants (le single un peu pompier "Rendez-nous la lumière"). Cependant, sa poésie reste intacte et il faut bien avouer que "Vers les lueurs" nous réserve quelques beaux moments. L'artiste appelle à un retour à la nature. C'est assez logiquement sur les morceaux les plus calmes et intimistes (voire champêtres ?) que Dominique A dévoile toute sa superbe et entre en symbiose avec son propos. Sur "Le convoi", par exemple, magistrale plage progressive frisant les dix minutes. Si l'on émet quelques réserves sur l'aspect parfois maximaliste de ce nouveau crû, on saluera la capacité de l'artiste à prendre des risques et à se renouveler. (AM)
NO MAMES, 2012.
Premier album pour Pablo Andres qui propose un hip-hop teinté d'influences latinos -il chante tantôt en français, tantôt en espagnol- rappelant Orishas dont il a d'ailleurs fait plusieurs premières parties. Sur "Niño del Sol", le rappeur belgo-mexicain est accompagné de beaucoup de beau monde : DJ Fun et Sir Samuel (du Saian Supa Crew) à la production et à la voix sur un titre, ainsi que Sergent Garcia, Cleo, Fantani Touré, ou encore Desta Haile. Pablo Andres convainc sur cette première galette : son univers est déjà bien affirmé et la production "à l'ancienne" faisant la belle part aux instruments acoustiques (cuivres en tête) dénote agréablement avec la plupart des productions actuelles. Son flow nonchalant possède également bien des charmes et, côté textes, l'artiste s'en sort plutôt bien en évitant habilement les clichés rap français. Un album qui sent bon le festival d'été ! (AM)
UNIVERSAL MUSIC CANADA, 2012.
Spectacle produit par Dove ATTIA et Albert COHEN. "Nous sommes en France au printemps 1789, la famine, le chômage dévastent les campagnes et les villes. La révolte gronde tandis qu'à Versailles la Cour de Louis XVI, insolente et frivole, continue de dépenser sans compter l'argent de l'Etat. Issus de ces deux mondes qui se redoutent et s'affrontent, Olympe et Lazare n'auraient jamais dû se rencontrer. Lui, jeune paysan révolté par les injustices qui l'ont privé de sa terre, monte à Paris pour conquérir la Liberté. Elle, fille de petite noblesse, gouvernante des enfants royaux à Versailles, se dévoue corps et âme au service de sa souveraine, la reine Marie Antoinette. Et pourtant... Pris dans les fièvres et le tourbillon de la révolution naissante, Olympe et Lazare plongeront ensemble dans les intrigues les plus folles et les plus romantiques. Ils vont s'aimer passionnément, se perdre puis se retrouver. Accompagnant les plus hauts personnages de leur temps tels Danton le magnifique, Camille Desmoulins journaliste fougueux ou Jacques Necker l'austère ministre du Roi, ils connaîtront les soubresauts de la Grande Histoire. Leur amour les mènera jusqu'au matin du 14 juillet 1789, au pied d'une des prisons les plus sombres et les plus mystérieuses de Paris, la Bastille, pour y vivre l'événement qui scellera à tout jamais leur destin mais aussi marquera l'émergence d'un monde nouveau, l'envol de nouvelles promesses de Liberté, et de fraternité entre les hommes. (Présentation officielle)
LION PRODUCTIONS, 2010.
Popisme fantastique ! Le qualificatif convient parfaitement ! Jean-Emmanuel Deluxe, le cerveau de Martyrs of Pop, label de bon goût basé à Rouen, a une fois de plus imaginé une petite sucrerie dont il a le secret. 22 morceaux français étonnants exhumés, soigneusement sélectionés par le maître es-sunshine et bubblegum.... Une période précise, 1966-1971, la fin des sixties, l'ère du tout-plastique, de Star Trek et de Carnaby Street ! (www.its-serious.com)
SIMONE RECORDS, 2012. Enregistrement 2011.
Encore une pépite qui nous vient du Québec via notre label chéri Bonsound. Marie-Pierre Arthur, dont la voix fait fort penser à sa concitoyenne Coeur de Pirate, présente son deuxième opus, "Aux alentours ". Si l'on se désole de l'absence de Patrick Watson (présent sur son premier album éponyme), on est enchanté de retrouver François Lafontaine (claviériste de Karkwa) aux commandes du projet. Les paroles, simples mais touchantes, sont signées Gaële. Sur "Aux alentours", Marie-Pierre Arthur déroule avec une aisance toute naturelle dix morceaux marqués par une légèreté pop mais également par un aspect téméraire très séduisant. Elle n'hésite pas à aller piocher dans d'autres univers comme le gospel ("All Right") ou encore le post-rock ("Chanson pour Dan"). Ces sorties de route donnent une dimension intéressante et originale à ce disque qui s'avère captivant de bout en bout. (AM)
BONSOUND, 2009.
Après avoir proposé ses services à de nombreux projets -notamment Ariane Moffatt- en tant que bassiste, la québecoise Marie-Pierre Arthur (Fournier de son vrai nom) sort un premier album éponyme. Elle est accompagnée par François Lafontaine et Jean-Louis Cornier de Karkwa, mais aussi par Patrick Watson (aux cordes) et son excellent batteur Robbie Kuster. Musicalement, le projet tient complètement la route et nous livre quelques très beaux moments de pop teintée de folk et de country. Côté textes, c'est un peu moins exigeant, en étant tout de même de qualité dans une veine plutôt sentimentaliste. Une belle alternative à une pop féminine trop souvent sirupeuse! (AM)
GROSSE BOITE, 2012.
Troisième album pour le groupe québécois Avec pas d'casque. Leur formule reste sensiblement identique : ils s'adonnent toujours à une folk lo-fi teintée de country. Néanmoins, leur démarche est moins radicale que par le passé : les morceaux sont moins dépouillés que sur 'Dans la nature jusqu'au cou', et les quelques envolées célestes de ce disque rapprochent les québécois de la pop de chambre. Les textes oniriques de Stéphane Lafleur sont magnifiquement servis par des instrumentations sobres et classes aux touches agréables de lap steel guitar et d'autoharp. Une franche réussite donc, signée chez Grosse Boîte ! (AM)
BONSOUND, 2012.
Philippe B propose avec "Variations fantômes" un album singulier et intriguant. Sous une magnifique pochette contenant photos et textes se cachent quatorze pièces à situer entre pop, indie et musique classique. En effet, certaines oeuvres de grands compositeurs comme Satie, Vivaldi ou encore Saint-Saëns ont servi de base à ces chansons aussi belles que déroutantes. Côté textes, on est dans une veine poétique et onirique. L'entreprise semblait à priori risquée, mais Philippe B s'en sort avec brio. Il parvient à habiter chaque morceau avec classe et à proposer une interprétation et des arrangements sobres, là où l'on s'attendrait plutôt à de la grandiloquence. Une très belle signature de l'écurie Bonsound. (AM)
HB PRODUCTIONS, 2012. Enregistrement 2011.
Acteur, réalisateur, scénariste, producteur, metteur en scène et écrivain, Charles Berling se lance dans la chanson (son premier amour, dit-il). Les compositeurs qui ont mis ses propres textes en musique se nomment Philippe Jakko, Carla Bruni et Bertrand Burgalat. Le " jeune chanteur " s'en sort plutôt bien. Sa voix est chaleureuse (et ses intonations rappellent parfois celles de Julien Clerc). Si les textes et les musiques tiennent la route, aucune chanson ne casse vraiment la baraque et l'originalité ne semble pas un but. On ne peut pas nier qu'il y a du savoir-faire dans ce disque " classique ". Mais, on peut douter qu'il fera date. (GD)
03H50, 2011.
Bertrand Betsch nous revient avec " Le temps qu'il faut ", un disque écrit et chanté en collaboration avec Nathalie Guilmot. On est loin des textes mélancoliques et des mélodies assez noires des chansons de ses trois premiers albums, dont le splendide " La Soupe à la grimace ". Betsch continue dans la lignée plus douce et romantique de " La Chaleur humaine ". Malheureusement, les textes sont devenus assez téléphonés et les mélodies plus banales. Le chant n'est pas toujours non plus à la hauteur. Dommage. (GD)
LES DISQUES BIEN, 2011.
De la chanson française sophistiquée, ornée de grossièretés choisies et coulée dans une musique délicate. Trio punk acoustique bourgeois composé de Blair (piano, guitare, voix, chansons), Jean-François Domingues (guitare, basse, voix, autres trucs) et Emmanuel Reveneau (guitare, basse, voix, autres trucs aussi). Leur tout nouvel album, La Pantomime des Bouffons, sort fin 2011 chez les Disques Bien. La peur du déclassement, l'auto-apitoiement, l'autodépréciation, l'aversion pour les jeunes, le dégoût et la crainte de l'enfance, la vanité des choses et l'indépassable solitude du branleur fortuné figurent parmi les nombreux thèmes abordés, dans la perspective pédagogique d'une ouverture au monde fascinant des bourgeois. (Présentation officielle)
Article à lire sur http://www.fondairfrench.be/?p=2123
AT(H)OME, 2011.
Blankass a beaucoup été Téléphone, Matmatah, Indochine, Kyo et Calogero (liste non-exhaustive). "Les chevals" regroupe les pires mélodies 90's, la production est véritablement dégoulinante, taillée FM à outrance. On fera l'impasse sur les paroles simplistes. Un album pompier et dispensable. (AM)
YY LABEL, 2012.
Derrière un nom intriguant, La Boîte à OoTi cache le prolifique Arnaud le Gouëfflec, John Trap et sa compagne OoTi. Sur ce premier album, cette fine équipe plutôt expérimentée nous propose un univers mystérieux composé de froides comptines et de pop-songs souterraines. L'expérience du bidouilleur John Trap s'avère assez payante : l'habillage sonore naviguant entre electronica et weird folk épouse parfaitement les textes assez lugubres d'OoTi. Car la chanteuse à la voix fluette aime raconter des histoires de châteaux hantés, de nuits noires et de fantômes chinois. Dominique A honore ce premier opus par sa présence sur deux chansons particulièrement habitées : " Le chevalier noir " et " Le pêcheur et son ombre ". Dans ce très bel ouvrage, on regrettera juste la présence de deux titres d'ouvertures un peu fades qui pourraient en décourager certains. (AM)
SONY MUSIC ENTERTAINMENT COMPA, 2012.
Ancienne vainqueur de la Nouvelle Star, Amandine Bourgeois s'adonne sur ce deuxième album à un pop groovy aux fortes influences soul. "Sans amour mon amour" a été produit par Ian Caple (Tindersticks). Un album lisse et énergique qui devrait taquiner le haut du top 50.
AKA MUSIQUE, 2011.
Didier Bouteville Kraemer, dont l'album a été produit chez Akamusic, propose sur "L'ordre des choses" une pop très produite qui fait songer à un mélange entre Goldman et Calogero. (AM)
BCBA MUSIC, 2012.
L'actrice Rachida Brakni se met à la chanson sur son premier album éponyme composé par Cali et écrit par son mari Eric Cantona. Si les instrumentations et les arrangements possèdent des qualités indéniables, on regrettera l'interprétation lacunaire et la voix peu marquante de la comédienne qui font platement retomber les ambiances souvent tendues de cet essai. A noter tout de même : un beau duo avec Rodolphe Burger sur "Mille et une nuits". (AM)
BONSOUND, 2011.
Déjà le troisième album pour les Breastfeeders (signés chez Bonsound), groupe québécois de dix ans d'existence. Ils proposent du rock'n'roll pur jus : les morceaux ne dépassent généralement pas les trois minutes, l'énergie est débridée et les guitares suintent en permanence. Sur quelques titres ("Betty Lou", "Manteau de froid") , la voix fluette de Suzie McLelove apporte un peu de douceur et de grâce à cet univers brut de décoffrage. Côté textes, c'est intelligent et assez glauque. "Dans la gueule des jours" est un disque ultra direct aux refrains entêtants et jouissifs qui, espérons-le, permettront au groupe de s'exporter au-delà des frontières du Québec. (AM)
LE CIRQUE ABSENT, 2012.
"Digère et recrache" est le premier album de Cabadzi. Mené de main de maitre par Julien Chirol à la production (Feist, Micky Green, Oxmo Puccino), il se présente comme un mélange de rap, de slam, de rock et de d'electro. Ce décloisonnement des genres donne lieu à un disque varié mais homogène. Les textes revendicatifs échappent au cliché et sont très bien mis en avant lorsque le chanteur Lulu s'adonne au slam. Original et fiévreux, " Digère et recrache " range Cabadzi dans le lot des groupes à suivre de très près ! (AM)
AUTO PRODUCTIONS, 2012.
Nouvelle peau pour Camping Sauvach. Sur "L'oiseau de nuit", le groupe travaille avec un nouveau chanteur, Matthieu Belette. Par le passé, la touche originale de ce groupe à priori banal, à ranger dans la case musette/chanson néo-réaliste, venait justement de leur chanteur halluciné Didier Galland. Ce nouvel opus finalement très classique peine à se démarquer tant il utilise sans cesse les ficelles habituelles du genre de la chanson néo-réaliste. L'aspect festif n'arrive pas à cacher le manque de folie et d'originalité. (AM)
ACTES SUD, 2011.
"Choeurs" regroupe 17 chansons dont les textes sont issus de trois pièces de Sophocle appartenant à "La Trilogie des femmes" : "Les Trachiniennes", "Antigone" et "Electre". Ce livre-disque, sorti dans l'ombre aux éditions Actes Sud, marque le grand retour de Bertrand Cantat qui, accompagné de Pascal Humbert (16 Horsepower, Passion Fodder), Bernard Falaise et Alexander MacSween, signe un brûlot sombre et habité. L'ex-Noir Désir se montre très présent sur chacun des titres en interprétant les textes tragiques de Sophocle de diverses manières : cris, explosions, tensions et chuchots composent cet album noir comme une nuit d'hiver... L'adaptation du théâtre en musique fonctionne plutôt bien sur ces "Choeurs" fiévreux et terriblement prenants ! (AM)
UNDERDOG RECORDS, 2008. Enregistrement 1975-1977.
Cortex est un groupe de pop psyché aux accents prog jazz/funk mené par le pianiste Alain Mion. Relativement obscur à sa sortie (1975), l'album "Troupeau Bleu" a été sorti du congélateur à la fin des années 90' par de nombreux DJ et producteurs. On retrouve des traces de cet opus désormais culte chez Tyler The Creator, Smoke DZA, Mellow Hype, MF Doom et j'en passe. Il faut bien avouer que ce basse-batterie immensément groovy, cette voix aérienne et délicieusement envoûtante (Mireille Dalbrey), ce synthé outrancieusement jazzy nous emmènent à coup sûr dans un voyage mystique sans avoir recours à de quelconques substances. "Troupeau bleu" synthétise tout simplement ce que le psyché et le prog ont pu produire de meilleur en France durant les années 70. Incontournable. (AM)
LA CUEILLEUSE, 2012.
Quatrième album pour la chanteuse-violoniste Delphine Coutant qui s'inscrit toujours dans une veine classique mais aboutie sur ces " Parades nuptiales " sorties en janvier 2012. Elle est ici accompagnée de deux autres voix (Maud Trutet et Line Tafomat) venant du gospel et du chant arabo-andalous ainsi que du bassiste Ronan Prual. " Parades nuptiales " a été envisagé comme un projet alliant chanson et danse, grâce à l'aide du chorégraphe Hervé Maigret. Un album séduisant, à la fois sobre et hétérogène (AM)
LE SAULE, 2011.
Voici le meilleur disque de Philippe Crab : textes merveilleusement trempés d'imaginaires, musique narrative, arrangements aux petits oignons cuisinés avec les amis du label Le Saule (Léonore Boulanger, Jean-Daniel Botta, Laurent Seriès, Alexandre Saada, ...). Mention particulière à cette belle suite de chansons racontant l'histoire d'un professeur Jules-Vernien que ses élèves jugent dépassé. A découvrir sans hésiter une seconde. (GD)
ATMOSPHERIQUES, 2011.
Troisième et meilleur album pour Joseph d'Anvers qui a encore muri. On sent que l'homme a acquis du métier. Il arrive à concilier son amour pour le répertoire anglo-saxon et pour les textes travaillés en français, en sortant un tant soit peu des sentiers trop souvent empruntés par les chanteurs francophones peu aventureux. On apprécie la subtilité des textes et les angles d'approche des thématiques. Côté musique, la production a de la gueule. Elle met en avant des compositions qui manquent parfois d'originalité. (GD)
IDWET, 2009.
D'abord la voix de Liz Bastard, petite voix acide entre murmures et confidences minaudées ; agaçante de prime abord, tellement inattendue, très vite attachante, délicate et délicieuse, pleine d'énergie aussi, toujours juste. Puis les textes, un bonheur permanent : pas de rabâchage pour cacher l'indigence, de vrais textes qui interrogent le quotidien minuscule de l'intime, qui jettent un éclairage décapant sur l'aujourd'hui " et les choses perdues d'avance / au bout du bord du vide / vas-y c'est par là / vas-y c'est tout droit/ (...) avec un goût permanent / pour les failles et les fissures / et les entailles et les blessures/" ["Vers le vide", titre 5]. Atmosphères orageuses, pluvieuses, l'amour, le travail, les images publicitaires, la folie du monde, questions lancinantes : "tu fais comment quand le temps nous glisse entre les doigts / et quand je tremble de silence et d'ennui / on se resserre / " ["L'Etau", titre 7]. Cet univers menacé, fragile, on le sent proche de celui de Psykick Lyrikah, aussi n'est-on pas étonné d'entendre Arm en fond sur deux titres (sans oublier le renfort de Robert le Magnifique à la basse ou aux machines sur plusieurs titres). Le titre éponyme prend des allures apocalyptiques, comme dans les visions hallucinées d'Arm : "Regarde pas sous les cendres / Il y a des corps encore brûlants/ Regarde pas sous les cendres/ Il y a des promesses mal tenues / Des horizons calcinés/ Il y a Rome il y a Babylone / Il y a ton code barre qui se consume doucement". L'horizon est sombre " Derrière les vitres glacées / On hurle pas on crie pas / Les ailes collées à la vitre glacée/ ["Les vitres glacées", titre 11], évocation du monde déshumanisé des formulaires administratifs indifférents au "désespoir solidement collé à la vitre embrumée".Reste la révolte "Vas-y crache / Vas-y mords", salutaire...et l'amour sans lequel les plus belles villes sont vides, réactualisation vigoureuse d'un vieux topos romantique ["Des Visages et des Murs", titre 12, le dernier]. Rien ne laisse indifférent dans ces textes sensibles et intelligents, dits-chantés pour nous enchanter... Enfin, les textes sont servis par un accompagnement musical impeccable : beaux sons de guitare électrique, percussions ciselées, discrètes envolées de claviers, scratchs incisifs. Gaël Desbois, qui a travaillé avec Mobiil, Miossec, Laetitia Sheriff, Emma, installe des climats rock/ post-rock/rap aux mélodies efficaces. Ces magnifiques balbutiements de guitare électrique déchiquetée sur "La Plateforme arrière du train", ces claviers implacables puis tournoyants pour l'atmosphère étouffante de "Les Vitres glacées"...Là aussi, quel métier, quelle maîtrise pour un premier disque ! (www.inactuelles.over-blog.com)
LA BALEINE, 2011.
Après avoir pondu un album remarquable (mais peu remarqué), "Sous les cendres" en 2009, le duo electro-pop Del Cielo nous revient avec l'hypnotique et lancinant "Sur des braises". La formule n'a pas changé : le groupe se caractérise toujours pas la voix un peu naïve de Liz Bastard et les arrangements de Gaël Desbois qui empruntent tant à l'electronica qu'à la cold ou la new-wave. Cependant, on sent que l'écriture s'est manifestement affinée depuis leur dernier essai : les Del Cielo nous servent ici des chefs-d'oeuvre claustrophobes à l'instar de "Sur des braises", "Veux-tu" ou "Casoretto" en duo avec Dominique A ! On sort totalement convaincus de cet album oscillant brillamment entre sombre mélancolie et anticonformisme. (AM)
EMI, 2011.
"Vagabonde" succède au premier album éponyme de Claire Denamur sorti en 2009. La jeune demoiselle, qui a passé une partie de son enfance aux Etats-Unis, propose sur cette galette onze titres qui évoquent les grands espaces sauvages des terres de l'oncle Sam. Claire Denamur, épaulée par Da Silva, exploite tout l'héritage musical ricain, du folk au blues en passant par la country; une guitare-slide se plait à vagabonder sur la plupart des titres qui dégagent une ambiance chaleureuse et authentique là où d'autres auraient pu passer pour de simples faussaires. Côté textes, une belle évolution par rapport au précédent essai : on est dans une veine plus contestataire que sentimentaliste. (AM)
AUTO PRODUCTIONS, 2010.
Le MC Dooz Kawa fait preuve sur "Etoiles du Sol" d'une démarche pour le moins singulière qui donne lieu à ce que l'on pourrait appeler du "rap manouche". Le disque s'ouvre sur une reprise du score de "Swing" de Tony Gatlif, où l'on peut entendre l'intervention de Mandino Reinhardt. Et ce talentueux fils de Django n'est pas le seul intervenant de choix sur cette pièce hybride de hip-hop français : on retrouve l'excellent Bireli Lagrene et Mito Loeffler sur trois autres titres. Au final, cela donne naissance un univers très particulier et mélancolique, entre musiques tsiganes et hip-hop downtempo, truffé d'instruments désuets et de sons bizarres. Une réussite ! (AM)
XIII BIS RECORDS, 2012.
Compilation 2012 reprenant les nombreux morceaux d'Elmer Food Beat sur la gente féminine.
AVEL OUEST, 2011.
2012 est une année de grands changements pour Fatras : nouveau chanteur, nouveau trompettiste, et un nouvel album sous le bras, "Virevoltige". Nouveau style aussi. Un style désormais plus rock, mais toujours ancré dans la chanson néo-réaliste. Outre le manque d'originalité assez caractéristique de cette scène, on regrettera la production assez anachronique (on pense par exemple aux guitares qui ne rappellent pas le meilleur côté des années nonante) et l'aspect très théâtral qui ne sert pas forcément le propos. Dans un style assez similaire, on préférera l'album "Décadrant" des Vendeurs d'Enclumes (NV1993). (AM)
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