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sur
les écrivains belges de langue française
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Serge Kribus
(1962)
TA
2341
Durée: 15'08. Diffusion: 03/09/2000.
Réalisation: Faiza Boumedian. Journaliste: Françoise Brumagne.
Extraites de Courants
d'art, des séquences courtes
- entre 10 et 15 minutes - proposent une introduction rapide aux principaux
thèmes et aspects de l'esthétique d'un écrivain, à l'occasion de la
parution d'un livre.
Délaissé par le théâtre belge, dégoûté
par le sort urbanistique qui est fait à sa ville, Bruxelles, Serge Kribus vit
à Paris. De retour pour les répétitions d'une de ses pièces, il
s'exprime à bâtons rompus sur des sujets qui lui tiennent à coeur.
Il raconte d'abord son parcours théâtral;
durant ses étude de comédien il a eu le désir de raconter lui-même des
histoires. Son passé de comédien le persuade qu'un texte de théâtre n'est abouti que sur un plateau. Mais il
faut laisser un espace aux acteurs: On ne
peut pas tout écrire, il faut laisser des trous. On n'écrit pas tout. Quand
il y a des mots qui ne sont pas dits, le spectateur doit quand même les
comprendre; on écrit les silences, les acteurs les jouent. Un exemple
valant mieux qu'un long discours, on assiste à une répétition de La chanson de septembre où Serge Kribus discute avec Marcel Delval,
le metteur en scène, à propos du jeu des acteurs et des modifications à y
apporter. Kribus constate que la création d'une pièce engendre nécessairement
des frustrations entre toutes les parties impliquées. L'auteur, le metteur en
scène, les acteurs, chacun doit composer avec l'apport de l'autre.
La judéité est un thème majeur de
Kribus, comme l'illustre un extrait de Le
grand retour de Boris Spielman. Jacques Sojcher commente l'apport du
dramaturge au volume Belgique, toujours
grande et belle. Il apprécie une
logique de l'absurde et une mise en question de l'identité sur le mode
ludique. Kribus lui-même prétend qu'on ne peut faire l'économie
d'un trajet initiatique. Il faut se souvenir de son enfance.
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(c)
La
Médiathèque, 2002 - 2006
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