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sur
les écrivains belges de langue française
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Philippe
Blasband (1964)
Oeuvres
en chantier.
Philippe
Blasband écrits et écrans.
TA
7054
Production :
R.T.B.F. - Oeuvres en chantier - 07/03/1999 - Réalisation :
Chantal Perin - Journaliste : Marianne Sluszny - Durée 30'
- Couleur
Constituée
d'interviews, de séquences filmées dans un contexte choisi par l'auteur
(souvent des éléments de son décor quotidien ou ses références majeures),
de lecture d'extraits, Oeuvres en chantier fait le bilan de la démarche de l'écrivain,
en définit les enjeux, et l'interroge sur ses projets et les axes de son
oeuvre à venir.
Romancier,
dramaturge, scénariste et réalisateur, Ph. Blasband est peut-être avant tout
un raconteur d'histoires. L'émission alterne des entretiens avec l'auteur
et avec des personnes qui lui sont proches ainsi que des extraits de ses créations.
Les diverses facettes de l'oeuvre sont présentées, et un portrait attachant
est dressé d'une personnalité haute en couleurs. L'émission, montée de
façon dynamique, fait preuve de beaucoup d'humour.
Pour
Blasband le cinéma est un genre oral, à la fois parce que les histoires écrites
restent à l'état de scénario et parce que le cinéma c'est aussi faire
son cinéma, les histoires que les gens s'inventent. Il raconte donc des
histoires pour se raconter sa propre histoire ; c'est un besoin
biologique de l'être humain, dit-il. Pour ce cinéphage qui regarde
n'importe quel type de films, tout peut être source d'inspiration, aussi
bien le journal de Spirou (dont il dit que ce n'est plus de son âge) que les
fous du métro.
Malgré
ses origines culturelles complexes et une vie errante, Ph. Blasband reste en
Belgique car il estime que ce pays a une
certaine poésie même dans ses côtés les plus absurdes.
L'écrivain
décrit plus longuement le projet de son texte Le
livre des Rabinovitch : J'ai
voulu faire parler une famille, et non pas les membres de la famille - ce
n'est que le moyen -, la façon dont la famille déforme les histoires, la
façon dont il y a des variations entre une histoire et une autre, la façon
dont les histoires sont incompatibles, des voix différentes : c'est ça
une famille.
Francis
Dannemark, l'éditeur, remarque que dans les textes de Blasband l'on trouve
rarement un personnage central, mais plutôt des voix multiples qui se croisent
et qui toujours renvoient à une seule chose. C'est un univers fait
d'attention au détail, aux petites choses banales et quotidiennes, le presque
rien qui appartient à tout le monde, mais vu par un oeil oriental.
Lorsqu'on
l'interroge sur son rapport à ses personnages, Blasband évoque une scène
qui, dit-il, l'émeut aux larmes ; celle d'un film de Woody Allen, où
Harry, double du cinéaste, rencontre toutes ses créations.
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(c)
La
Médiathèque, 2002 - 2006
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