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sur
les écrivains belges de langue française
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Patrick
Roegiers (1947)
Oeuvres
en chantier. Patrick Roegiers : voyeur de mots.
TA
7058
Production :
R.T.B.F. - Oeuvres en chantier - 02/03/2001 - Réalisation : Guy
Lejeune - Journaliste : Marianne Sluszny - Durée : 31'05
Constituée
d'interviews, de séquences filmées dans un contexte choisi par l'auteur
(souvent des éléments de son décor quotidien ou ses références majeures),
de lecture d'extraits, Oeuvres en
chantier fait le bilan de la démarche de l'écrivain, en définit les
enjeux, et l'interroge sur ses projets et les axes de son oeuvre à venir.
Patrick
Roegiers, dans sa maison de Saint Maur des Fossés, parle de sa bibliothèque et
de ses " grotesques " ou " gueules ouvertes ", des
statuettes à la bouche démesurée, rassemblées en chinant. Comme une
prolongation de ces représentations, le héros de L'horloge
universelle est un chanteur atteint d'une maladie de la langue : j'ai
voulu décrire la sensation physique d'un être dévoré de l'intérieur et
mené à l'asphyxie par l'organe même de sa création. Personnage en
quelque sorte à l'image de l'écrivain, inventeur
d'une langue dissidente.
Sur
la Place des Martyrs à Bruxelles, P. Roegiers explique les raisons de son départ
de la Belgique après qu'on eut tué son théâtre où il jouait Pauvre B... ; chez lui à nouveau, il présente Hémisphère
Nord, l'histoire d'un peintre romantique allemand, par le personnage
duquel il a voulu peindre le monde à travers des mots.
Installé
en France, son goût de l'humour graphique l'amène à devenir critique
d'art et spécialement critique de photos. C'est ainsi qu'il présente
plusieurs photographes qu'il apprécie particulièrement.
Une
séquence est consacrée à une visite du Musée Wiertz. Il voit chez le peintre
une hystérie, une démesure qu'il considère comme typiquement belge : il
n'y a pas plus belge que Wiertz.
L'on
assiste encore à un moment de la lecture de sa pièce Les
jardins de Camigliano au théâtre du Colombier. L'écrivain commente
ensuite son livre L'oculiste noyé.
Enfin, l'émission se termine sur un extrait de Vésale,
mis en scène par Philippe Van Kessel.
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(c)
La
Médiathèque, 2002 - 2006
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