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sur
les écrivains belges de langue française
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Bruxelles
et Paris
Paris-Bruxelles,
Bruxelles-Paris - Portrait de groupe
TC
6256
Production :
Musée d'Orsay, R.M.N., R.T.B.F., ARTE Éditions - 1997 - Réalisation :
Guy Lejeune, Marianne Sluszny - Durée 52' - Couleur
Au
cours du XIXe siècle, plus spécialement de 1848 à 1914, les
relations entre les mondes culturels français et belge sont particulièrement
étroites. Des écrivains, des peintres, des architectes, des
sculpteurs passent la frontière dans les deux sens - pour des
raisons généralement fort différentes -, mais surtout les
courants esthétiques de part et d'autre de la frontière
s'enrichissent mutuellement. L'on peut ainsi faire se côtoyer des
noms comme Courbet et Ensor, Baudelaire et Verhaeren, Zola, Claudel et
Lemonnier, Maeterlinck et Debussy, Horta et Guimard. Des mouvements
comme le réalisme, l'impressionnisme, le néo-impressionnisme ou le
symbolisme se déclinent en Belgique comme en France.
Commentaire
L'émission
dégage un charme indéniable tenant à la bonne facture de la réalisation,
à la riche iconographie, à la qualité des images et du décor
musical. Son propos paraît cependant fort complexe pour un public qui
n'est pas déjà connaisseur de cette période. Les artistes, les
courants, les faits historiques sont évoqués de façon sommaire,
d'autant que le commentaire sobre et peu redondant est composé comme
un texte écrit, destiné à être lu - la compréhension à
l'audition n'en est pas facilitée.
L'émission
est organisée autour du tableau de Van Rysselberghe, La lecture, où
l'on voit Émile Verhaeren entouré d'écrivains, d'artistes, de
critiques, français et belges, faire lecture d'une de ses oeuvres.
Régulièrement
les réalisateurs reviennent à ce tableau pour évoquer à partir
d'un de ses détails tel aspect des relations franco-belges. Les liens
sont cependant parfois très ténus, l'émission opérant plutôt
selon le principe des associations libres. Cette façon de procéder
rend la compréhension d'ensemble du propos malaisée. Le spectateur
ne doit donc pas s'attendre à une mise en perspective organisée, théorique
et historique, dégageant les enjeux généraux des relations
franco-belges, mais il doit plutôt se laisser envoûter par la magie
de cette évocation.
Le
premier rapprochement évoqué entre Paris et Bruxelles est d'ordre
architectural, le même architecte, Giraud, ayant construit le Petit
Palais mais aussi le Musée de Tervueren et les arches latérales du
Cinquantenaire.
Puis
l'on s'attache aux protagonistes de La
lecture et, en particulier, aux relations entre les mains des
personnages, un des axes structurant le tableau. Sont expliqués
ensuite quelques éléments du décor, une peinture de Whistler, une
statuette de G. Minne et une de C. Meunier, avant un détour par le
bureau de Saint-Cloud où a résidé Émile Verhaeren.
Ensuite,
la technique de peinture de Van Rysselberghe est commentée, resituée
dans le contexte artistique de l'époque, intégrant un extrait de
Camille Lemonnier réfléchissant sur les paysagistes modernes.
Les
exilés sont également passés en revue. De 1848 à 1871, de nombreux
Français ont choisi d'habiter Bruxelles : Hugo, Thoré , Dumas,
Proudhon, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Rodin.
Entre
les protagonistes de La lecture
ou leurs proches, des relations personnelles ou sentimentales se sont
aussi ébauchées : Marthe Massin, Marie Van Rysselberghe et sa fille,
Gide.
Des
groupes se constituent : la Société libre des Beaux-Arts, qui
entretient des relations avec le groupe des peintres de Barbizon et
ceux de Fontainebleau, le Cercle des XX, la Libre Esthétique. Des
individus partagent des intérêts communs, apparemment éloignés de
leur discipline ; Le Dantec et Maeterlinck ont la passion des
sciences.
Les
créateurs veulent mêler les arts ; ainsi différentes peintures
représentent l'exécution d'oeuvres musicales et, d'autre part, des
textes sont adaptés à l'opéra (Maeterlinck et Debussy).
Par
ailleurs, si des écrivains et artistes se sont engagés dans un art
social et ont été mêlés à l'action de partis ouvriers, d'autres
ont subi l'influence de Peladan et se sont inscrits dans la mouvance
de la Rose-Croix esthétique.
Le
document se termine par l'enregistrement de la voix de Verhaeren sur
de très belles images de l'Escaut à Saint-Amand, au tombeau du poète.
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(c)
La
Médiathèque, 2002 - 2006
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