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sur
les écrivains belges de langue française
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Jean-Philippe
Toussaint (1957)
Monsieur
VM
5146
Production:
Les Films des Tournelles - Films de l'Étang La Sept - 1989 - Réalisation:
Jean-Philippe Toussaint -
avec Dominic Gould, Wojtek
Pszoniak, Eva Ionesco, Alexandra
Stewart - Durée: 73' - Noir et blanc
Monsieur
se promène souvent les bras en ailes d'avion. Ce qui fait que de temps en temps
il lui arrive de se cogner aux portes. Les gens, eux, et Monsieur est cerné par
les gens, (les parents de sa fiancée, son voisin, son logeur, un agent
immobilier, une cartographe, le nouveau fiancé de sa fiancée - les gens tout
de même!), Monsieur les regarde en jubilant secrètement. Car c'est un
jubileur, en fait, ce Monsieur, un acrobate et un jongleur.
C'est
le premier film de Jean-Philippe Toussaint, adapté de son roman homonyme.
Ce
film a été produit avec l'aide du Ministère de la Communauté française de
Belgique, du Centre National de la Cinématographie, et de Sofica Créations.
Le
réalisateur et le romancier
"L'écriture,
l'écriture des livres, pour moi, c'est plutôt sur une longue durée, quelque
chose de régulier, quelque chose de lourd qui se met en place, une charrue, un
truc qui avance et qui revient parfois, plutôt que quelque chose avec des décalages
ou des paradoxes.
Je
n'ai pas l'impression d'être limité par le cinéma, j'y trouve la même liberté
que dans l'écriture. Mais une phrase ou une idée amusante se préparent
beaucoup, c'est plus long, c'est plus lourd. Et puis évidemment il y a des
choses très chères, impossibles parce trop chères, mais j'ai rarement des idées
chères."
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La
sévillane
VS
2320
Production:
Les films des Tournelles - Les films de l'Étang - R.T.B.F. La Sept-Cinéma -
1992 - Réalisation: Jean-Philippe Toussaint
- avec Mireille Perrier,
Jean-Claude Adelin, Jean
Yanne, Tom Novembre
- Durée: 90' - Couleur
Après
Monsieur, réalisé en 1989, La Sévillane est le deuxième film de
Jean-Philippe Toussaint, adapté librement de son roman L'appareil photo.
La
Sévillane, c'est une musique un peu kitch, ce n'est pas la grande musique qui
fait vibrer, comme Paco de Lucia ou El Camaron. (Jean-Philippe Toussaint, le réalisateur)
La
Sévillane, c'est vraiment un îlot, ce n'est pas la peine de la mélanger avec
quoi que ce soit. Elle dit toute seule ce qu'elle a à dire, ce n'est pas la
peine de la confondre avec l'ancien cinéma, même avec les films actuels elle
serait en marge. Je crois qu'elle s'en fout en fait. (Mireille Perrier, Pascale)
La
Sévillane, c'est une histoire d'amour... Une histoire d'amour particulière, et
en même temps très commune. C'est la naissance du sentiment amoureux, je
dirais. (Jean-Claude Adelin, le narrateur)
C'est
quoi, La Sévillane? La Sévillane c'est un plat exotique, préparé avec des
ingrédients de chez nous. Des cornichons ou des oranges, avec un fond d'ail
dedans, du sucre, du butagaz, du napthagaz, c'est un mélange, et des chips...
C'est un plat exotique préparé avec des ingrédients de chez nous, qui nous
emmène en voyage, pas loin, tout près. (Tom Novembre, le pompiste)
Ce
film a été produit avec l'aide du Ministère de la Communauté française de
Belgique, du Centre National de la Cinématographie, de Canal Plus et le soutien
du Conseil Régional de Haute-Normandie et de la Procirep.
Jean-Philippe
Toussaint:
"Au
moment d'adapter L'appareil-photo, je n'avais pas envie de faire une vraie
adaptation mais je tenais beaucoup à faire une adaptation libre, c'est-à-dire
oublier davantage le livre, c'est-à-dire être vraiment cinéaste et pas du
tout écrivain. Je me suis dit: si on appelait le film La Sévillane. C'est très
cinématographique, la Sévillane. C'est très immédiat, très visuel. C'est
bien plus cinématographique que littéraire. C'est légère, lié à la
musique, c'est des moments de charme. J'ai réagi avec assez peu de respect
pour l'auteur du livre."
Jean-François
Robin, le chef-opérateur:
"Jean-Philippe
Toussaint, c'est incroyable le nombre de choses visuelles qu'il apporte dans
ses films, et heureusement, parce que quand on lit ses livres, il n'y a pas
plus littéraire, on sent que c'est un style qui est travaillé, on sent que
les mots... c'est pas sorti comme ça, c'est un travail, il a dû en essayer
je ne sais pas combien et il a dû essayer toutes les combinaisons possibles
et il le disait d'ailleurs, il disait "Oh! L'appareil photo, il doit me
rester cinq-six pages, et il me faudra bien un mois pour les faire" et
c'est ça, c'est vraiment ça. Il arrive à trouver une équivalence de ça
avec l'image, en rajoutant des choses qui sont visuelles. Il arrive à recréer
le même univers que l'univers de ses mots avec des images, en rajoutant des
choses qui sont visuelles, qui ne sont pas dans le livre."
(Extraits
du dossier de presse, entretiens réalisés par Guillaume
Clifford)
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La
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