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sur
les écrivains belges de langue française
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Émile
Verhaeren (1855-1916)
Deux
émissions complémentaires: la première est plus approfondie; la seconde,
didactique, est présentée comme une invitation à la poésie.
La
Flandre d'Émile Verhaeren
TT8978
Production:
R.T.B.F., Télévision scolaire - 1977 - Réalisation: Jean-Marie
Nokin - Scénario et commentaire: René
Michelems - Durée:
22' - Couleur
En
1911, à quelques années de sa mort tragique, Émile Verhaeren achève son
cycle de poèmes consacrés à la gloire de la Flandre, son pays natal. Né à
Saint-Amand, au bord de l'Escaut, où il repose aujourd'hui aux côtés de son
épouse, le poète allait consacrer à sa région des dizaines de textes.
C'est
à une promenade à travers une contrée et une oeuvre intimement soudées, que
convie cette émission, dans laquelle les poèmes évoqués sont principalement
tirés des recueils suivants: Toute la Flandre, Les Villages illusoires, Les
Forces tumultueuses.
Commentaire
Le
commentaire de cette émission est réduit. Après une brève caractérisation
introductive du poète et de son art - quelques éléments biographiques et
une définition d'Albert
Mockel -, il laisse la place à de nombreuses
lectures et interprétations des textes du poète illustrées par des images
de Flandre (paysages naturels, l'Escaut, villes et campagnes, métiers,
tableaux de Permeke).
L'émission
ne présente pas une synthèse sur Émile Verhaeren mais, comme son nom
l'indique, évoque un des thèmes de l'oeuvre de Verhaeren, la Flandre. Émission
conçue pour un usage scolaire, elle cherche à traduire sur le plan visuel
les textes du poète et donner ou redonner aux élèves le goût de ces poèmes
qui sentent le varech et l'embrun.
Émile
Verhaeren avait on ne sait quoi de sauvage. Il fut le barbare déchaîné dans
nos lettres belges. Chez lui, les sensations apparaissent à leur suprême
degré de violence, à un paroxysme que la forme en vers libre exprime avec un
éclat de métal. Les images s'allument comme des pièces d'artifice. Chaque
strophe équivaut à un spasme où le poète, à chaque fois, se donne tout
entier et nous en sentons le choc. (Albert Mockel, Émile Verhaeren, poète de
l'énergie, 1935.)
Traduire
en images et en couleurs toute la "furia" du poète, trouver des équivalences
plastiques aux évocations et aux folles visions de notre plus grand lyrique: la
voix des récitants se confond avec les éléments furieux, le cours majestueux
des fleuves, la nonchalance des bateaux sous un ciel de tristesse et de mélancolie.
Car la Flandre décrite par Verhaeren n'a guère changé, depuis près d'un siècle,
dans ses aspects essentiels: la mer et la guirlande des dunes; le plat pays que
le vent troue à coups de hache; la pluie éternelle avec ses ongles gris, avec
ses chevaux d'eau, avec ses rides; le sauvage et bel Escaut dont les marées
viennent battre le tombeau du poète.
Les
poèmes évoqués dans cette émission sont principalement tirés des recueils
suivants (parus au Mercure de France):
Toute
la Flandre
tome 1:Les Tendresses premières (1904) La Guirlande des dunes (1907)
tome 2:Les Héros (1908)Les Villes à pignons (1910)
tome 3:Les Plaines (1911)Les Villages illusoires (1895)
Les Forces tumultueuses (1902)
Nous
remercions René Michelems qui nous a permis de consulter les dossiers de la Télévision
scolaire, aujourd'hui indisponibles, et dont nous avons repris quelques éléments.
Autres
documents à la Médiathèque
Le
vent de Novembre, d'Émile Verhaeren - TA9441
Production:
Archives et Musée de la Littérature - Réalisation: Jean-Paul
Lavaud - Durée: 17' - Couleur (nouvelle
version retravaillée au niveau du son de 8' -1996)
Mise
en images du poème d'Émile Verhaeren, à partir de deux précieux documents
sonores réalisés en 1912. Tout d'abord, la version récitée par Verhaeren
lui-même donne la pleine mesure de cette poésie écrite pour la voix et permet
de comprendre la nature de son impact sur le public au début de ce siècle.
Vient ensuite la version allemande de l'écrivain autrichien Stefan Zweig, par
ailleurs traducteur et admirateur de Verhaeren. Le texte est dit par le comédien
Moissi,
un des acteurs lyriques les plus fameux de son époque. Chantée plus que parlée,
cette version fut acclamée partout.
Cent
ans de poésie: Du romantisme au symbolisme -
TA9601
(Non
libre de droits actuellement)
Ce
cédérom sur la poésie en général consacre une séquence à Émile Verhaeren
et propose une analyse de deux poèmes Le vent et La rage. Le texte et les
analyses des figures de style utilisées peuvent être imprimées.
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(c)
La
Médiathèque, 2002 - 2006
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